Essai et avis Chevrolet Epica
Un peu impersonnelle mais bien née, la Chevrolet Epica gagne enfin un vrai diesel emprunté au Captiva, gage de performances honnêtes et de prix attractif. Reste un moteur un peu creux à bas régime et une suspension qui s'agace sur mauvais revêtement.
Un peu impersonnelle, mais plaisante à regarder, bien équipée et finie, dotée de performances routières honnêtes, typée confort, animée par deux 6 cylindres essence, en ligne et en position transversale, de 143 et 156 ch, pas chère, la Chevrolet Epica avait en apparence tous les atouts pour s'imposer. Hélas, pour réussir dans la catégorie des berlines familiales, il faut un diesel : il anime 89 % des grosses berlines vendues en France, hors de ce point de salut, Hyundai, Kia, Chrysler, Dodge et quelques autres ont capitulé. Voilà aussi pourquoi la Chevrolet Epica, fabriquée en Corée dans les ex-usines Daewoo, récupère le turbodiesel 2 litres 150 ch du 4x4 maison, le Captiva.
Pour parfaire son offre et baisser les coûts, Chevrolet a habilement joué sur les grandes séries. Sans changer de cylindrée, 1 991 cm³, il a tiré de ce bloc une version ramenée à 120 ch, qu'il monte désormais sur les petites Lacetti, Nubira et Nubira SW (break). Ces diesels tournent très lentement, 4 000 et 3 800 tr/min, pour offrir une maxi-fiabilité ; leurs couples élevés, 320 et 280 Nm à 2 000 tr/min, sont garants de très bonnes reprises et d'une conduite coulée, donc économe en carburant. Avec un 0 à 100 km/h en 9,7 secondes et une consommation moyenne de seulement 6,1 litres de gazole, ces chiffres résument bien l'intérêt d'une Epica longue de 4,81 m et très habitable.
Seule ombre au tableau, le diesel 150 ch peine à reprendre sous les 2 000 tr/min. On regrette alors qu'il n'ait que 5 rapports, la boîte 6 de ses principaux rivaux aurait atténué le défaut. Reste qu'avec un premier prix à 22 500 € et une version hyper équipée à 25 300 €, l'Epica VCDi offre désormais un rapport prix-prestations plus qu'intéressant. Cerise sur le gâteau, par moment, le silence de l'Epica VCDi 150 fait douter de la présence d'un diesel sous le capot, mais son tarif ultracompétitif reste son meilleur atout.
Notre avis sur la Chevrolet Epica
Points forts
- Le prix
- L'équipement de la finition LT
- Une ligne agréable
- Les performances
- L'habitabilité
- Une consommation modérée
- Un niveau sonore maîtrisé
Points faibles
- Un moteur un peu creux à bas régime
- La boîte 5 rapports
- La suspension sur mauvais revêtement
- La valeur de revente
- Un réseau encore peu dense
Cette Chevrolet Epica, en traction, propose 4 portes et 5 places pour une longueur de 4,805 m, une largeur de 1,810 m et une hauteur de 1,450 m. Le coffre offre 480 litres et le réservoir 65 litres. Le moteur diesel VCDi 150, 4 cylindres de 1 991 cm³, développe 150 ch à 4 000 tr/min pour un couple de 320 Nm à 2 000 tr/min, associé à une boîte manuelle ou automatique à 5 rapports. Les consommations normalisées s'établissent à 7,5 l/100 km en cycle urbain, 5,3 l/100 km en cycle extra-urbain et 6,1 l/100 km en cycle mixte pour 169 g/km de CO2 (en boîte manuelle), contre 10,1, 6,1 et 7,6 l/100 km pour 212 g/km en boîte automatique.
Sur ce segment, la Chevrolet Epica affronte la Peugeot 407 2.0 HDI 136 (à partir de 25 650 €), référence en matière de diesel et première à être dotée d'un filtre à particules, son 136 ch excellent et sobre étant encadré par un 1.6 de 110 ch et un 2.2 de 170 ch, avec une ligne très réussie et un intérieur de qualité, la très sûre 407 dominant la catégorie mais avec des prix dans le haut de la fourchette, de 3 000 à 6 000 € d'écart sur l'Epica, ainsi que la Chrysler Sebring CRD (à partir de 25 650 €), qui a suivi la même démarche en offrant un diesel à sa Sebring de 4,85 m, mais dont le choix du 140 ch d'origine Volkswagen n'est pas le meilleur, puissant mais de loin le plus bruyant du marché, une base roulante peu extraordinaire rendant le style et le prix déterminants pour cette Sebring là encore dominée de 2 000 € par l'Epica.