Essai et avis Hyundai i20 2e génération
Plus longue, plus large et plus basse, la nouvelle Hyundai i20 soigne son image avec un look flatteur et un effet de toit flottant du plus bel effet. La qualité des plastiques rappelle toutefois que l'on reste loin du segment luxe.
Hyundai n’a pas attendu le changement d’année pour lancer sa nouvelle i20. Et pourtant la nouvelle livrée offre un look qui annonce le changement. Plus longue, plus large et moins haute que sa devancière, la nouvelle i20 se distingue surtout par un look flatteur.
Cela se voit au niveau d’une partie avant relativement fine alors que l’arrière se caractérise par une forme sculptée de ses feux avec un aspect enveloppant de la lunette arrière. En termes d’esthétique, le noir des montants arrière donne l’impression que l’auto est dotée d’un toit flottant. Équipement : en résumé, comme il avait été possible de le constater dès le dernier Mondial de l’auto à Paris, la voiture affiche de réels atouts.
Des atouts qui, dans un premier temps, se confirment quand on s’installe à bord. Même si la qualité des plastiques rappelle que nous ne sommes pas dans une voiture de luxe, l’assemblage des divers éléments reste de bonne facture. Même constat du côté des équipements où rien d’important ne manque à l’appel.
Ces bons points méritent également d’être distribués quand on aborde la question de l’espace. Tant pour les occupants que pour les bagages (326 litres pour le coffre), le volume disponible reste au-dessus de ce que l’on retrouve généralement dans le segment B. Voilà pour les compliments ! Manque de précision : pour le reste, la nouvelle i20 reste dans ce qu’on pourrait qualifier d’ordinaire.
Ainsi les motorisations proposées (3 en essence et 2 en diesel) ne permettent pas de faire briller la voiture. Au minimum il faudra attendre le futur moteur essence 3 cylindres de 998 cm3 développant 120 chevaux pour avoir une éventuelle bonne surprise. D’une façon générale, sur la route on reste un peu sur notre faim.
L’auto manque à la fois de vivacité et de précision. La direction et les suspensions ne sont pas étrangères à ce résultat. Il est bon de rappeler que cette voiture reste sûre et qu’elle est bien évidemment équipée d’un correcteur électronique de trajectoire.
Par rapport à la i10, cette Hyundai affiche cependant de meilleures performances en matière de bruit. Contrairement à sa petite sœur, les remontées de vibrations par la caisse sont absentes. De même qu’il s’agisse des moteurs essence ou diesel testés, le niveau de bruit reste correct. Enfin, outre le look et l’espace proposé, il reste un point positif à ne pas négliger : le prix.
Points forts : esthétique, espace intérieur, ergonomie générale.
Points faibles : direction imprécise, motorisation atone.
Vitesse maxi : 184 km/h. Accélération 0 à 100 km/h : 11,4 s.
Consommation (données constructeur) : sur route : 4,6 l/100 km, en ville : 7,2 l/100 km, mixte : 5,5 l/100 km.
Longueur : 4,03 m. Largeur : 1,74 m. Hauteur : 1,48 m. Poids : 1 060 kg. Réservoir : 50 litres. Coffre : 356 à 1 042 litres. Empattement : 2,57 m. Émissions CO2 : 127 g/km.
Moteurs : 4 cylindres essence. Cylindrée : 1 368 cm3. Puissance : 100 ch. Couple : 134 Nm à 3 500 tr/min. Boîte : mécanique 6 rapports.