Essai et avis Porsche Cayenne et Volkswagen Touareg
Développés par Volkswagen et Porsche, le Touareg et le Cayenne reçoivent un lifting discret pour relancer des ventes fléchissantes face à une concurrence plus récente. VW revendique 2 300 pièces nouvelles, malgré des retouches à peine perceptibles.
Dans un marché où 4x4 et SUV attirent de plus en plus l'attention des acheteurs, le Touareg et le Cayenne, lancés respectivement fin 2002 et début 2003, ont eu du mal l'année dernière à résister à leurs concurrents les plus récents. Les améliorations dont ils bénéficient aujourd'hui tombent donc à pic pour relancer ces faux jumeaux, développés conjointement par Volkswagen et Porsche sur la même plateforme.
Même si VW fait état de 2 300 nouvelles pièces, les modifications esthétiques restent discrètes. Elles touchent essentiellement les faces avant, les rétroviseurs et les becquets arrière, de façon à améliorer l'aérodynamique. À l'intérieur, les selleries ont été revues et VW a redessiné les sièges ainsi que la banquette arrière, allégée, du Touareg. Côté moteur, ce dernier conserve ses TDI, tous équipés de filtres à particules, et son 3.6 l à essence de 280 ch à injection directe, que le Cayenne adopte avec 10 ch en plus (il remplace le 3.2 l de 250 ch). Porsche, toujours réfractaire au diesel, généralise d'ailleurs aussi l'injection directe, de manière à faire baisser les consommations malgré des puissances en hausse : le V8 du Cayenne S passe ainsi de 4.5 l et 340 ch à 4.8 l et 385 ch. Mais pour les deux marques, l'avenir passera par des versions hybrides essence/électricité, capables de réduire consommation et rejets de CO2 de ces lourds véhicules (plus de 2,1 tonnes). Elles sont attendues avant la fin de la décennie, avec tout le côté bénéfique que cela devrait apporter à l'image des deux marques, comme Toyota l'a expérimenté avec son RX400h.
En attendant, les Touareg et Cayenne peuvent faire valoir leurs immenses qualités routières, leur confort et leurs étonnantes aptitudes en tout-terrain, d'autant que chaque marque a développé de nouveaux équipements et systèmes améliorant la sécurité, le confort ou l'aide à la conduite : suspension pneumatique, détecteur de tonneaux, régulateur de vitesse adaptatif, détecteur d'angle mort, éclairage directionnel dynamique, etc.
Parmi leurs points forts : les qualités routières et en tout-terrain, le confort et l'insonorisation, la présentation et la finition, les performances et la vie à bord. Côté points faibles : le prix, les nombreuses options, un poids élevé, les consommations, l'encombrement, et l'absence de diesel sur le Cayenne.
Le VW Touareg, 4x4 permanent, 5 portes, 5 places, mesure 4,75 m de long, 1,92 m de large et 1,72 m de haut, avec un coffre de 555 litres et un réservoir de 100 litres. Il est proposé avec un moteur essence V6 3,6 l FSI de 280 ch, ou des diesels 5 cylindres 2.5 l TDI de 174 ch et V6 3 l TDI de 225 ch, associés à une boîte manuelle à 6 rapports ou automatique à 6 rapports (de série en essence et V6 TDI). Les consommations mixtes normalisées vont de 10,1 l/100 km (5 cylindres TDI) à 13,6 l/100 km (V6 FSI).
Face à eux, le Mercedes ML, à partir de 50 900 €, très réussi esthétiquement, bien présenté et bien fini, attire beaucoup : ses moteurs essence et diesel ne sont associés qu'à une excellente boîte automatique à sept rapports, et ses capacités en 4x4 dépendent des options choisies, pour un bon confort, une bonne tenue de route et une belle image liée à l'étoile. L'Audi Q7, également à partir de 50 900 €, plus long (il dépasse les 5 m) que le Touareg dont il est dérivé, est disponible en cinq, six ou sept places ; il reprend le 3 l TDI de 233 ch, le 3 l FSI de 280 ch, et existe aussi en V8 essence, se distinguant lui aussi par ses belles prestations dynamiques, son confort et sa finition.