Essai et avis Citroën C-Airdream
Mélange d'influences SM et Bertone, le concept Citroën C-Airdream cache sous ses lignes élégantes des commandes entièrement by-wire pilotées depuis un volant à moyeu fixe, pour un futur où le conducteur n'agit plus que par fils électriques.
Les puristes verront plusieurs influences dans le dessin du concept C-Airdream de Citroën. D'abord une pointe de SM (1970) dans les proportions de ce superbe coupé, l'avant de la Lignage, la future grosse C6 sans cesse repoussée, et des réminiscences des carrosseries de Bertone. L'ensemble est à la fois doux et élégant, fort mais classieux.
Le moteur n'est que le modeste V6 maison de 210 ch, la suspension Hydractive 3 celle de la C5, l'aérodynamique ne fait pas mieux que 0,28 de Cx : comment Citroën peut-il prétendre avoir concentré tout son savoir dans cette C-Airdream ? Le secret se cache dans les commandes « by wire » : tous les ordres du conducteur passent par des fils électriques. On avait déjà vu cela sur le C-Crosser, qui reviendra au Mondial, mais cette fois c'est le volant de la C-Airdream qui hérite de toutes les commandes.
Son énorme moyeu champignon, lactaire géant, est fixe, la jante entraînant une assistance de direction électrique et variable, très douce mais aussi directe qu'un karting. Toutes les autres fonctions sont actionnées par des boutons ou des palettes, y compris la boîte auto, l'accélérateur et les freins, évidemment électriques. Ultime avantage, sous la « bulle » de verre du toit, le conducteur peut facilement déplacer toutes ces commandes pour trouver une position de conduite vraiment idéale.