Essai et avis BMW X5 Restylée
Le BMW X5 restylé affine sa ligne sans toucher à son excellent châssis, avec un diesel performant et un équipement très complet. Mais le troisième rang de sièges reste étriqué et les tarifs, comme les options, flirtent avec l'élitisme.
Le BMW X5 est devenu incontournable dans le segment des SUV. C'est l'un des fers de lance de la marque bavaroise sur notre continent. Fort de ce constat, le constructeur s'est donc contenté d'apporter des évolutions tout en se gardant bien de toucher à son excellent châssis. Si au premier coup d'œil il paraît esthétiquement assez proche du précédent, en y regardant de plus près, on se rend compte qu'il a beaucoup changé, et pas seulement au niveau des prestations revues à la hausse.
Si la plateforme, les trains roulants et l'empattement proviennent du prédécesseur, pour le reste, en particulier les pièces de carrosserie, la modernité est effectivement au rendez-vous. Du coup, sa ligne stylistique a bougé, la calandre plus massive et le capot plus haut lui conférant une note plus musclée. Ce qui n'est pas à proprement parler une surprise, dès lors que ses dimensions, y compris le porte-à-faux arrière, ont évolué à la hausse (+ 3 cm, soit 4,89 m). Cela profite un peu à l'habitabilité arrière, mais surtout au volume de chargement.
Conduite
Au volant, le plus gros changement concerne la douceur d'utilisation, grâce à la direction à assistance électrique qui fait oublier la lourdeur du modèle antérieur. Et pourtant, le X5 affiche plus de deux tonnes sur la balance, une masse qu'il peut déplacer avec une facilité déconcertante. Une véritable prouesse des ingénieurs allemands que d'être parvenus à contenir les mouvements de caisse. Indéniablement, le compromis entre le confort et l'efficacité a encore été amélioré.
Quant au moteur 30d, qui représentera la majorité des ventes, il revendique une progression de 13 ch pour sa puissance (258 ch) et de 20 Nm pour son couple, une énergie bien suffisante pour se mouvoir dans le flot de la circulation ou sur autoroute. Bien présent dans l'habitacle lors des accélérations vigoureuses, ce diesel est idéalement secondé par la boîte automatique à huit rapports, aussi douce que réactive. Au début de l'année 2014, un 4 cylindres 25d de 218 ch sera proposé en propulsion pour abaisser consommations et émissions de CO2 (149 g/km). Mercedes n'a plus qu'à bien se tenir.
Notre avis sur la BMW X5
Points forts
- Une finition soignée
- Un diesel performant
- Un châssis efficace
- Un comportement dynamique
- Un équipement très complet
Points faibles
- Un troisième rang cher et étriqué
- Aptitudes limitées au tout-terrain
- Tarifs élitistes
Sur le plan technique, le 6 cylindres en ligne de 2 993 cm³ développe 258 ch et 560 Nm de couple à 1 500 tr/min, associé à une boîte automatique à 8 rapports, pour une vitesse maximale de 230 km/h et une accélération de 0 à 100 km/h en 6''9. La consommation mixte s'établit à 6,2 l/100 km pour des émissions de CO2 de 162 g/km. Il mesure 4,88 m de long, 1,94 m de large et 1,76 m de haut, pour un réservoir de 85 litres, un poids de 2 070 kg et un coffre de 650 à 1 870 litres.
Sur ce segment, le BMW X5 affronte le Mercedes ML 350 (à partir de 59 950 €), au volume imposant malgré son appartenance à la catégorie des SUV, plus abouti que jamais et étonnant par sa grande homogénéité ainsi que ses aptitudes en tout-terrain, même si sa présentation et son ambiance n'atteignent pas encore les sommets, ainsi que le Porsche Cayenne (à partir de 59 950 €), dont la version diesel développe 245 ch et surtout 550 Nm pour un bloc qui sonne très peu mazout, des qualités particulièrement utiles pour compenser sa masse élevée, cette version à la ligne svelte demeurant un SUV habile en franchissement.