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Essais

Essai et avis Suzuki Baleno

Première Suzuki hybride vendue en Europe, la Baleno mise sur l'habitabilité, une consommation réduite et un bon rapport prix/équipement. Mais sa ligne un peu fade et son réservoir limité à 37 litres trahissent certains compromis.

Suzuki Baleno, la citadine hybride de la marque japonaise

Plus grande et surtout plus logeable que la Swift, cette « grande » dernière-née (longueur tout juste inférieure à 4 mètres) a déjà été vendue sous cette appellation dans les années 90. Conçue à partir d'une plate-forme totalement inédite, plus rigide et surtout plus légère que celle de la Swift (30 kg de moins), la Baleno hybride est uniquement disponible en essence. Deux moteurs sont au catalogue : un trois cylindres 1.0 turbocompressé de 111 ch, prochainement sur le marché, et un quatre cylindres 1.2 Dualjet de 90 ch et 120 Nm de couple, sans ou avec la technologie de micro-hybridation dénommée SHVS (pour Smart Hybrid Vehicle by Suzuki).

Cette dernière version de la Baleno ne dispose pas d'un moteur électrique mais d'un alterno-démarreur, capable d'apporter un surplus de dynamisme de 3 ch et 50 Nm au moteur thermique (pas un luxe !) lors des phases d'accélération, mais aussi de récupérer l'énergie à la décélération et de la stocker dans une batterie lithium-ion auxiliaire de 36 Wh. Reconnaissons-le, malgré les 50 kg en défaveur de la version hybride, nous n'avons guère senti de différence dans la réactivité des deux moteurs, et encore moins pour ce qui est du comportement général.

Cette première en Europe pour le constructeur japonais permet, selon Suzuki, de gagner environ 0,6 l/100 km en agglomération. En tablant sur une consommation d'environ 5,5 l/100 km sur un parcours mixte, ce résultat la place 1 l/100 km en dessous de ses principales concurrentes, une performance assez remarquable. Il est clair que l'achat de cette version hybride ne se justifiera (+960 €) que pour les automobilistes effectuant en majorité des trajets urbains.

Quant à l'intérieur, il est assez fonctionnel, avec une planche de bord agréable et moderne, quoiqu'assez austère et composée uniquement de plastiques durs, alors que beaucoup de ses rivales offrent des plastiques moussés. Le volume de coffre affiche 355 litres (pouvant atteindre 1 085 litres avec la banquette rabattue), tandis que l'habitabilité permet aux passagers arrière de bénéficier d'un espace aux jambes vraiment digne de la catégorie des compactes.

Pour en revenir à son comportement surprenant et presque convaincant, il est le résultat de la bonne rigidité du nouveau châssis, associée à un poids ne dépassant pas les 930 kg. Grâce à une tenue de route correcte, due à un amortissement souple qui endigue bien les mouvements de caisse, cette agile citadine peut s'engager sur de longues distances sans le moindre problème. La Suzuki Baleno séduit par son hybridation raisonnée, son appétit mesuré et son habitabilité surprenante. Mais quel dommage que son design extérieur soit aussi banal !

Notre avis sur la Suzuki Baleno

Points forts

  • L'habitabilité et le coffre
  • Le moteur
  • Un comportement routier agréable
  • Une consommation faible
  • Un bon rapport prix/équipement

Points faibles

  • La ligne un peu fade
  • Les plastiques intérieurs
  • Pneus médiocres
  • Une hybridation légère
  • Un réservoir limité à 37 litres

Côté chiffres : transmission avant, boîte mécanique à 6 rapports, vitesse maxi de 180 km/h et 0 à 100 km/h en 12,3 secondes. Consommation moyenne normalisée usine de 4 l/100 km pour 94 g/km de CO2. Longueur de 3,99 m, largeur de 1,74 m, hauteur de 1,47 m, empattement de 2,52 m, réservoir de 37 litres, poids de 915 kg et coffre de 355 à 1 085 litres. Moteur 4 cylindres essence de 1 242 cm3, 90 ch à 6 000 tr/min et 120 Nm de couple à 4 400 tr/min. Tarifs de 14 490 € à 18 890 €, la version Baleno 1.2 DualJet SHVS Pack s'affichant à 17 150 €.

La Suzuki Baleno face à ses concurrentes

Face à elle, la Renault Clio 0.9 TCe 90 ch (à partir de 16 300 €) embarque un 3 cylindres de 900 cm3 boosté par un petit turbo, pour 90 ch et un couple un peu léger de 137 Nm, associé à une boîte manuelle à 5 rapports ; ce bloc bien insonorisé anime une version confortable, grâce à une suspension relativement souple qui gomme bien les irrégularités. Stable et agile, elle procure un certain plaisir de conduite, même s'il faut tirer sur les vitesses en raison de rapports démesurément longs. La Toyota Yaris Hybrid 100 ch (à partir de 18 990 €) est quant à elle l'une des versions hybrides les plus efficientes du marché ; le plaisir de conduire n'est pas sa priorité, avec un lancinant patinage de la transmission à variation continue lors des franches accélérations, mais le 1.5 essence de 75 ch et le moteur électrique de 61 ch affichent une puissance cumulée de 100 ch qui offre de bonnes qualités dynamiques, grâce aussi à un excellent compromis de suspension et à une direction à assistance électrique.

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