Essai et avis Toyota Aygo X
Avec sa silhouette rehaussée et ses dimensions généreuses pour la catégorie, la Toyota Aygo X mise sur le style et la maniabilité en ville. Un tarif plus élevé et un moteur cantonné aux trajets urbains viennent toutefois nuancer la réussite.
Depuis 2005, la Toyota Aygo formait un trio de mini-citadines avec les Peugeot 108 et Citroën C1. Si Stellantis a décidé de ne pas poursuivre l'aventure du segment A en mettant fin au partenariat avec Toyota, la Japonaise n'en continue pas moins de braver les intempéries en se déguisant en grimpeuse de trottoirs, suivant en cela l'appétence du public pour ces modèles subtilement rehaussés (145 mm en l'occurrence).
Profitant de l'occasion, la Toyota Aygo s'est étirée de 23 cm en longueur (3,70 m), 12 cm en largeur, 5 cm en hauteur et 9 cm au niveau de l'empattement (2,43 m). Des dimensions généreuses, y compris au niveau du volume de chargement du coffre (231 litres), qui s'expliquent par sa nouvelle plate-forme. Logiquement très à l'aise dans un environnement urbain grâce à un diamètre de braquage excellent (9,4 m), l'Aygo X offre au conducteur une position un peu plus haute qu'à bord d'une citadine classique.
Dotée de cinq portes mais de quatre places, dont deux à l'arrière assez justes pour des adultes mesurant plus d'1,75 m, la Toyota Aygo X, aux formes musclées (protections de passage de roue, grandes jantes de 18 pouces et toit noir) s'inspirant du monde des SUV, distille un réel parfum d'aventure.
Pour une question de compacité et de coût, la petite citadine fait l'impasse sur l'hybridation et se contente donc d'un trois cylindres essence de 72 ch et 93 Nm de couple, associé à une boîte de vitesses mécanique à 5 rapports. Pour 1 000 € de plus, la transmission automatique S-CVT, à variation continue, affichant les mêmes performances et offrant une certaine tranquillité en ville, peut être une excellente option.
Ce petit trois cylindres atmosphérique 1.0 litre oblige constamment le conducteur à le solliciter pour tenir le rythme, bien qu'il n'affiche que 940 kg sur la balance. Mais plus que ses performances modestes, y compris au niveau de la consommation - 5 l/100 km -, c'est son agrément qui détonne, à la faveur d'un train avant rigoureux. Si elle n'est pas une voyageuse au long cours, il n'empêche que ses mouvements de caisse réduits et son amortissement assez ferme rendent la Toyota Aygo X rassurante à conduire.
Notre avis sur la Toyota Aygo X
Points forts
- Le style extérieur et intérieur
- Les technologies et équipements embarqués
- Le gabarit et la maniabilité
- Le comportement
Points faibles
- Un tarif élevé
- Un moteur cantonné à la ville
- L'accès à l'arrière
- L'insonorisation
Transmission avant, boîte mécanique à 5 vitesses, vitesse maxi de 158 km/h, 0 à 100 km/h en 14,9 secondes, consommation mixte WLTP de 4,7 l/100 km pour 108 g/km de CO2. Coffre de 231 à 829 litres, réservoir de 35 litres. Poids à vide de 940 à 1 015 kg, longueur de 3,70 m, largeur de 1,74 m, hauteur de 1,53 m, empattement de 2,43 m, diamètre de braquage de 9,4 m. Moteur 3 cylindres essence de 998 cm3 à distribution par chaîne, 72 ch à 6 000 tr/min et 93 Nm de couple à 4 400 tr/min. Tarifs de 15 990 € à 22 990 €, garantie de 3 ans/100 000 km, sans malus.
Le plus petit moteur du best-seller de la marque au losange, la Renault Twingo SCe 65 ch (à partir de 15 300 €), se révèle vaillant, même s'il ne peut être à l'aise partout avec seulement 65 ch sous le pied et 95 Nm de couple. Ce trois cylindres 1 litre est assez polyvalent, à condition d'occulter le passage sur autoroute. Pas très chère à l'achat, la Twingo ne consomme pas beaucoup (6 l/100 km) ; petite surprise, grâce à la réponse à l'accélérateur et à une boîte aux rapports assez courts, elle offre un peps surprenant au démarrage en ville, son terrain de prédilection. Quant à son châssis, il n'a aucune difficulté à passer la puissance au sol, puisqu'utilisé sur des modèles à cylindrée plus élevée. Méfions-nous de l'appellation pour la Fiat 500 1.0 Hybrid 70 ch (à partir de 14 690 €) : la star italienne est simplement dotée d'un système d'hybridation légère de 3,6 kW, qui se contente d'assister le moteur thermique (Firefly 1.0 l). Plus de 13 ans après sa réapparition sur le marché, la 500 continue de séduire, tout simplement parce que les circonvolutions dans la jungle urbaine sont un jeu d'enfant avec cette petite citadine. Attention toutefois à l'amortissement perfectible sur chaussée bosselée : dans la pratique, ce trois cylindres se montre silencieux et discret, les 70 ch étant suffisants en ville.
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