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Essais

Essai et avis Seat Exeo Basée sur l'Audi A4

Bâtie sur la 7e génération d'Audi A4 et partageant 70 % de ses composants, la Seat Exeo s'attaque aux berlines de plus de 4,60 m pour tirer l'image de la marque vers le haut. Une silhouette classique, héritée d'une base technique irréprochable.

Avec Exeo, Seat voit plus haut

Exeo ? Traduisez « allez plus loin », un nom qui reflète la tendance Seat du moment. Succès commercial en progrès et titre mondial en Championnat du monde de voitures de tourisme, grâce au pilote français Yvan Muller, la firme espagnole, intégrée à Volkswagen, aspire à renforcer son image en s'attaquant aux concurrentes de plus de 4,60 m. La nouvelle pensionnaire de l'usine de Martorell, agrandie à cet effet près de Barcelone, s'est servie de la septième version de l'Audi A4 et de 70 % de ses composants.

La silhouette est assez plaisante, classique ; elle arbore une calandre avant redessinée selon le style maison, avec des phares étirés. L'arrière comporte des feux à l'horizontale surplombant les ailes et le coffre. Son volume généreux propose 460 litres et abrite une roue de secours ; il s'ouvre en basculant le logo.

L'habitacle offre suffisamment de place pour cinq personnes dans un confort appréciable. La planche de bord, rappel tangible de l'A4, est fonctionnelle et cossue ; elle préserve l'aspect sportif de la marque. La première finition Reference est bien dotée : climatisation bi-zone, quatre vitres électriques, rétroviseurs chauffants, verrouillage centralisé, radio CD et MP3. Les selleries, dont deux en cuir, s'appuient sur des sièges avant aux vertus ergonomiques. Le GPS et un système de communication aux multiples fonctions et connexions sont proposés en option, tout comme le toit coulissant à cellules photovoltaïques, qui permet d'activer le système de ventilation.

Les motorisations, conformes à la réglementation EU5 pour les émissions, se déclinent en trois blocs essence (1,6 l de 102 ch, 1,8 l turbo de 150 ch et 2 l double turbo à injection directe de 200 ch) et deux diesel qui intègrent pour la première fois la technologie common rail (2 l de 143 ch et de 170 ch). Tous sont associés à une boîte manuelle à 6 rapports, plutôt bien étagée et guidée ; le système Multitronic automatique séquentiel sur le 2 litres essence est prévu plus tard.

Parmi les points forts relevés lors de cet essai : le classicisme, l'insonorisation et le rapport qualité/prix. On regrettera en revanche un décor trop classique, un amortissement un peu dur et des options parfois un peu coûteuses.

Face à elle, deux rivales se distinguent. La Citroën C5, à partir de 21 500 euros, est une grande berline routière : sa face avant est dotée de larges entrées d'air et de projecteurs allongés encadrant les larges chevrons chromés ; elle dispose d'une gamme complète d'équipements d'aide à la conduite, comme les projecteurs associés à des feux diurnes de série, dissimulés derrière un écran fumé bleuté, qui constituent une véritable signature du modèle. La Renault Laguna, également à partir de 21 500 euros, fidèle à sa tradition d'intérieur « cocoon », offre à sa Laguna 3 un habitacle plutôt chaleureux et confortable, avec des sièges profonds et ergonomiques ; à la base de la console centrale, on retrouve selon les versions la commande de frein de parking assisté et l'interrupteur de commande du régulateur-limiteur de vitesse, juxtaposés aux commandes du système de navigation et de communication, proposé en option.

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