Essai et avis Opel Astra Twin Top
Après la Tigra, l'Astra Twin Top adopte à son tour le toit rigide escamotable, pour quatre passagers cette fois. Un cabriolet élégant, bien placé en prix face à ses rivales françaises, qui préserve une vraie capacité de coffre.
Chez Opel, on a toujours été friand de coupés et de cabriolets. Il était donc logique qu'après le succès rencontré par la Peugeot 206 CC, la marque allemande abandonne aussi la capote en toile pour se mettre au goût du jour.
Ainsi est née, fin 2004, la Tigra Twin Top, une petite deux places à l'allure sportive. Au début de cet été, elle sera rejointe dans la gamme par l'Astra Twin Top, une quatre places aux lignes élégantes, bien placée en prix et prestations par rapport à ses rivales françaises. La pureté de sa ligne, elle la doit à sa partie arrière mieux intégrée, grâce à un toit repliable en trois parties, comme sur la Volvo C70. Le coffre n'en offre pas moins une bonne capacité en coupé, tandis qu'en cabriolet un mécanisme électrique permet de relever les éléments de toit de 25 cm pour faciliter l'accès aux bagages.
Bien conçue donc, l'Astra Twin Top permet d'accueillir deux passagers arrière de taille moyenne, qui seront, c'est évident, beaucoup plus à l'aise une fois le toit replié, une opération entièrement automatique réalisée en trente secondes et pouvant être effectuée jusqu'à 30 km/h. Ils devront toutefois supporter des courants d'air dont sont bien protégés les occupants avant, surtout avec l'indispensable coupe-vent (proposé en option) qui, une fois installé, condamne les places arrière : on ne sait pas faire beaucoup mieux aujourd'hui.
La sécurité n'a, en tout cas, pas été oubliée : elle passe par des arceaux fixes en finition Enjoy, ou se déployant automatiquement en cas de tonneau en finition Cosmo. Peu différente de la berline par son ambiance intérieure, l'Astra Twin Top, plus lourde et plus basse, conserve un bon comportement, l'ESP de série et un confort correct. Entre le moteur 1.8 l de 140 ch, suffisant mais loin d'être excitant, et le décoiffant 2 l turbo de 200 ch, le diesel CDTi de 150 ch s'imposera à beaucoup pour sa vigueur et sa consommation. Mais il faudra supporter sa sonorité de diesel, autrefois incompatible avec une voiture plaisir comme un cabriolet.
Parmi les points forts, on retient le rapport prix/prestations, un design plaisant, la sécurité et le comportement, l'homogénéité avec le moteur diesel, la douceur de la version 1.8 l et la contenance du coffre en coupé. Les points faibles concernent l'ambiance intérieure proche de la berline, la sonorité du diesel, l'assistance de direction en manœuvre, des portes lourdes, la place en hauteur à l'arrière et une visibilité arrière réduite.
Côté fiche technique : traction, coupé cabriolet, 4 places. Longueur : 4,47 m. Largeur : 1,76 m. Hauteur : 1,41 m. Coffre : 205 à 440 l. Réservoir : 52 l. Moteurs essence : 1.6 l (1598 cm³, 7 CV, 105 ch), 1.8 l (1796 cm³, 9 CV, 140 ch), 2 l turbo (1998 cm³, 13 CV, 200 ch). Diesel 1.9 l CDTI (1910 cm³, 9 CV, 150 ch). Boîte de vitesses manuelle à 5 et 6 rapports (2 l turbo et CDTI). Consommation mixte normalisée : 7 l/100 km (1.6 l), 7,7 (1.8 l), 9,5 (2 l turbo), 6,1 (diesel).
Face à elle, la Peugeot 307 CC (à partir de 24 400 €) est plus compacte que l'Astra et plus typée esthétiquement. Elle peut également accueillir quatre personnes, mais son coffre contient moins en position coupé ; ses trois moteurs essence développent 110, 140 et 180 ch, et en diesel elle bénéficie du 2 l HDi de 136 ch, proposé à partir de 28 850 €. La Renault Mégane Coupé Cabriolet (à partir de 24 400 €), équipée d'un toit rétractable vitré, a évolué en début d'année : le 1.9 l dCi (à partir de 26 900 €) développe maintenant 130 ch, avec un filtre à particules de série et une boîte manuelle ou automatique, tandis que le nouveau 2 l dCi délivre 150 ch, et les blocs essence 110, 135 et 165 ch, pour un coffre plus grand.