Essai et avis Suzuki Alto Retour après interruption
De retour après plusieurs années d'interruption, la Suzuki Alto reprend ses habits de citadine compacte, mais seulement en 5 portes. Habitabilité mesurée, coffre minuscule et planche de bord datée trahissent son positionnement très économique.
Classée quinzième marque en France l'année dernière, derrière Alfa Romeo et devant Hyundai, Suzuki repositionne actuellement ses modèles au sein d'une vaste gamme récemment allégée avec la disparition de la Swift et de la Baleno. Hormis en 4x4, il n'y a donc plus de diesel disponible. En revanche, l'Alto fait son retour.
Cette petite voiture de 3,49 m (6 cm de plus qu'une Twingo) avait disparu en 2000. Elle revient dans la même longueur, uniquement en 5 portes, sur une plate-forme commune à d'autres modèles de la marque. L'habitabilité n'en reste pas moins mesurée - surtout en largeur - et la contenance du coffre très faible. On ne peut l'agrandir qu'en rabattant le dossier de la banquette arrière, scindé en deux parties égales.
Confort
À bord, quatre personnes peuvent prendre place, dans un environnement n'ayant guère évolué. La planche de bord aux plastiques durs et au dessin vieillot n'a en effet rien de pimpant et ne correspond pas du tout à ce que l'on attend d'une petite voiture récente. Plus réussi, le design extérieur rend la voiture plus attirante, dans un registre demeurant quand même très classique.
Conduite
Au volant, la Suzuki Alto montre toutes ses qualités en circulation urbaine. Compacte, légère et maniable, elle se faufile avec aisance, se gare facilement, et fait preuve de suffisamment de vivacité sur les premiers rapports. Sur route, c'est autre chose : le flou dans la direction devient plus gênant, le confort moyen ne permet pas d'envisager de longs déplacements et le petit moteur de 62,5 ch manque de tonus.
Par contre, la consommation reste modérée - heureusement d'ailleurs, car le réservoir ne contient que 35 litres - avec seulement 4,9 l/100 km en cycle mixte. On ne choisira donc l'Alto qu'en vue d'une utilisation urbaine très ciblée, et à cause de son prix, fixé à 7 890 €. Cette somme inclut la direction assistée et, c'est nouveau par rapport au modèle précédent, deux airbags. L'ABS et la climatisation seront proposés en fin d'année, en option.
Parmi les points forts : une voiture compacte et maniable, un prix bien placé, une faible consommation, de la vivacité en ville et un design extérieur sympathique. Côté points faibles : des performances limitées sur route, une direction imprécise, une planche de bord d'une autre génération, une finition légère, un grand débattement du levier de vitesses, un confort moyen, une largeur intérieure réduite et un petit coffre pour seulement 4 places.
Traction, berline 5 portes et 4 places : longueur 3,49 m, largeur 1,47 m, hauteur 1,45 m, coffre de 177 dm3, réservoir de 35 litres. Moteur essence de 1 061 cm3, 4 CV, 62,5 ch, boîte de vitesses manuelle à 5 rapports. Consommations en cycle urbain, extra-urbain et mixte : 6,5, 4 et 4,9 l/100 km.
Sa concurrente directe, la Daewoo Matiz (à partir de 7 290 €), est une 5 portes de même longueur, comptant 5 places et une contenance de coffre comparable ; elle est motorisée par un petit 3 cylindres de seulement 51 ch, plus bruyante, consommant plus et manquant de confort, mais disponible en plusieurs niveaux de finition. Née en 1993, la Renault Twingo (à partir de 7 290 €) séduit toujours : son design est original, et malgré sa petite taille (3,43 m) et ses trois portes, elle se montre habitable et pratique. Sa banquette arrière coulissante permet d'agrandir le coffre, et elle est proposée avec deux moteurs (60 et 75 ch) en plusieurs finitions, à des prix plus élevés.