Essai et avis Nissan Almera
Reposant sur une toute nouvelle plateforme, la Nissan Almera progresse sur tous les plans : habitabilité proche de la Mégane, aménagement soigné et sécurité complète avec airbags et ABS de série sur toute la gamme.
Figée dans sa définition depuis juin 1997, la nouvelle Almera ne doit rien au rapprochement Renault-Nissan. Ce n'est pourtant pas une japonaise pur jus, car elle est le fruit des différentes antennes mondiales de Nissan et elle est fabriquée en Angleterre. Légèrement plus grande que l'ancien modèle, elle inaugure une nouvelle plateforme et progresse dans tous les domaines. Esthétiquement, elle gagne en personnalité — ce qui n'était guère difficile — et son habitabilité fait jeu égal avec celle de la Mégane, sauf en largeur. La place en hauteur, elle, est importante, et l'habitacle a été bien pensé : le siège conducteur se règle en hauteur et en inclinaison, et une multitude de rangements est aménagée à l'avant comme à l'arrière.
Côté sécurité, Nissan ne s'est pas laissé prendre de vitesse : toutes les Almera sont équipées d'airbags frontaux et latéraux, de l'ABS ainsi que d'un amplificateur de freinage, d'appuis-tête actifs très utiles en cas de choc arrière, et d'une banquette munie de trois ceintures trois points et de trois appuis-tête. En dynamique, l'Almera bénéficie d'une caisse 30 % plus rigide et de suspensions éprouvées et optimisées : elle supporte donc mieux les mauvais revêtements et ne pose aucun problème de tenue de route, d'autant qu'elle est chaussée de roues de 15 pouces. On constate toutefois qu'elle ne se laisse pas guider aussi précisément en diesel qu'en essence.
Le 2.2 VDi (turbodiesel à injection directe) n'en procure pas moins de bonnes performances, et pour cause, puisqu'il développe 110 ch — mais il manque de punch en dessous de 2 000 tr/min. En contrepartie, sa transmission longue contribue à lui donner une consommation mixte de 5,9 l/100 km. En essence, le choix se fait entre le 1 500 (6 CV) et le 1 800 (7 CV), agréable, mais associé lui aussi à une commande de boîte de vitesses dont les débattements sont trop amples. La nouvelle Almera n'a plus désormais qu'à convaincre.
Elle séduit par son bon rapport prix-équipement, son aménagement soigné et sa sécurité. Elle pèche par sa commande de boîte, ses reprises à bas régime et des bruits d'air.
Techniquement, c'est une traction, 3 ou 5 portes, 5 places, longue de 4,18 m, large de 1,70 m et haute de 1,44 m, pour un coffre de 355 litres et un réservoir de 60 litres. Les moteurs essence de 1 498 et 1 769 cm³ développent 90 et 114 ch ; le turbodiesel à injection directe de 2 184 cm³ développe 110 ch. La boîte est manuelle à 5 rapports, ou automatique à 4 rapports avec le moteur 1.8, pour des consommations moyennes de 5,9 à 7,5 l/100 km.
Sur ce segment, l'Almera affronte la Renault Mégane qui, bien qu'ayant vieilli, offre un bouquet de modèles allant du coupé au break en passant par la 4 portes Classic ; bien équipée, plus chère, plus habitable, elle offre un bon confort, et si ses moteurs diesel sont eux aussi bruyants, elle se revend mieux qu'une Nissan. Elle croise aussi les Fiat Bravo et Brava, proposées à des prix abordables : leurs carrosseries typées peuvent rendre de grands services, mais leur confort reste moyen, tout comme leur finition, avec des moteurs un peu moins puissants et, comme la Mégane, le choix entre deux diesels.