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Essais

Essai et avis Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio

Avec 510 ch signés Ferrari, le Stelvio Quadrifoglio transforme le SUV familial en supercar haute sur pattes, précise et étonnamment confortable. Malus maximal et tout-terrain à oublier rappellent sa vraie vocation : la route, pas les chemins.

Alfa Roméo Stelvio Quadrifoglio

Alors que durant des années son avenir était flou, le constructeur italien semble être reparti sur une nouvelle dynamique. 510 ch développés par les motoristes de Ferrari dans un SUV compact : personne n'avait encore osé le faire. Pour que le mariage d'un véhicule de loisirs et d'une ultra-sportive demeure malgré tout gérable au quotidien en dehors des circuits, le Stelvio utilise quatre roues motrices à forte prédominance arrière.

Supercar haute sur pattes, la version Quadrifoglio joue plutôt la carte de la discrétion par rapport aux autres Stelvio, malgré les prises d'air pratiquées dans le museau et le capot moteur, ou encore l'extracteur arrière et ses quatre sorties d'échappement, sans oublier les élargisseurs d'ailes dus à une monte supérieure des roues arrière (285/40 contre 255/45). Vous l'aurez compris, le franchissement d'obstacles en tout-terrain n'est pas son fonds de commerce. Typé sport, le Quadrifoglio reste donc un véhicule familial de tourisme, et son équipement de série est particulièrement complet et sophistiqué, avec notamment un système d'infodivertissement et de connectivité qui s'affiche sur un grand écran central.

En se positionnant avec son Stelvio en concurrent des Porsche Macan, Jaguar F-Pace et Mercedes-AMG GLC, Alfa affiche clairement ses ambitions sur le segment des SUV premium et sportifs. Cet objectif a été rendu possible grâce à la plateforme Giorgio, une structure légère et sportive inaugurée par la Giulia en 2016. Pour obtenir de telles performances - une vitesse maximale de 285 km/h -, la marque au Biscione a implanté sous le capot du Stelvio le même moteur que celui de la Giulia, à savoir le V6 2.9 biturbo conçu en collaboration avec Modène, ce bloc n'étant autre que le V8 de la Ferrari 488 dont on a retiré deux cylindres et ajouté deux turbos.

Une fois en action, ce V6 biturbo marche comme une fusée, avec une montée en régime très linéaire et une puissance disponible sur une large plage de régime grâce aux turbos. Cette version ultra sportive Quadrifoglio montre combien le constructeur italien reste fidèle à sa fibre sportive. À l'usage, ce moteur révèle d'ailleurs une double facette : très confortable à un rythme de bon père de famille, se pliant sans la moindre gêne aux contraintes usuelles de la circulation grâce à la transmission intégrale avec contrôle du couple et des suspensions adaptatives, il devient très sportif dès que les espaces se libèrent et que le pied droit peut appuyer.

La poussée est alors franche, voire assez brutale. L'aiguille du compte-tours grimpe sans aucun problème jusqu'à l'intervention du rupteur, à environ 7 500 tr/min. La sonorité de l'échappement devient plus rauque. Quant à la direction directe, elle ne souffre d'aucune critique, alors que l'amortissement, paramétrable avec le DNA à 4 programmes, maîtrise à merveille les mouvements de la caisse. Pas vraiment impressionnant à l'arrêt, le Stelvio éveille vraiment les sens lorsque le V6 biturbo s'ébroue : à ne pas mettre entre toutes les mains.

Notre avis sur l'Alfa Romeo Stelvio

Points forts

  • La précision du châssis
  • La boîte automatique
  • La direction directe
  • L'efficacité du freinage
  • Le confort de suspension
  • Un tarif compétitif
  • Les performances

Points faibles

  • Détails ergonomiques perfectibles
  • Un malus maximal
  • Un tout-chemin inenvisageable
  • La consommation

Côté fiche technique, cette transmission à quatre roues motrices est associée à une boîte automatique à 8 rapports, pour un 0 à 100 km/h en 3,8 secondes et une vitesse de pointe de 283 km/h. La consommation mixte usine s'établit à 9,0 l/100 km pour 210 g/km de CO2. Le SUV mesure 4,70 m de long, 1,95 m de large et 1,68 m de haut, pour un empattement de 2,82 m, une garde au sol de 20 cm, un poids de 1 830 kg, un coffre de 499 à 525 litres (selon roue de secours ou kit) et un réservoir de 64 litres. Son V6 biturbo à injection directe de 2 891 cm3 développe 510 ch à 6 500 tr/min et 600 Nm de couple à 2 500 tr/min. Il est proposé à partir de 91 400 €, avec un malus de 10 500 €.

L'Alfa Romeo Stelvio face à ses concurrentes

Face à lui, le Mercedes GLC 63 AMG, à partir de 108 000 €, avoisine les deux tonnes et est animé par le 4.0 litres V8 biturbo caractériel d'AMG, développant jusqu'à 510 chevaux et abattant le 0 à 100 km/h en 3,8 secondes ; cette puissance est desservie par une boîte MCT à neuf rapports sur les quatre roues motrices. Ce SUV premium est disponible avec une suspension pneumatique ajustable selon les modes de conduite et un différentiel à glissement limité sur le train arrière : malgré la brutalité de la « bête », la transmission 4Matic offre un réel plaisir au volant. Le Jaguar F-Pace SVR, à partir de 119 000 €, avec ses 550 ch et 680 Nm de couple, se présente comme l'un des SUV les plus performants du marché ; son châssis intègre des amortisseurs plus rigides, son système d'échappement à quatre sorties est du meilleur effet, et son différentiel électronique actif sur le train arrière optimise la motricité, tandis que la suspension adaptative a été repensée pour mieux correspondre à l'empreinte sportive du modèle.

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