Suivez nous sur les réseaux :
Trouvez votre véhicule d'occasion sur zoomcar.fr
Essais

Essai et avis Alfa Romeo Stelvio Lancement

Après la remarquable Giulia, Alfa Romeo cède au SUV avec le Stelvio, qui garde un vrai tempérament sportif malgré sa silhouette haute. Comportement, performances et tarifs convainquent, même si le système multimédia reste peu intuitif.

Alfa Romeo Stelvio

Alfa Romeo a cédé au chant des sirènes. Même si l'image que l'on se fait d'une voiture de la marque au trèfle à quatre feuilles s'apparente à une splendide berline rouge aux courbes sensuelles, il lui était impossible de continuer à résister à l'incroyable poussée (30 % des volumes très bientôt) du marché des SUV. Quand il en va de sa survie, certaines décisions ne se discutent pas. Après la remarquable Giulia, le second modèle, charnière du renouveau de la gamme, est également basé sur la nouvelle plateforme modulaire. Il est pour le moins bluffant, car ce SUV haut de gamme à la silhouette résolument sportive parvient à perpétuer la tradition de dynamisme du constructeur transalpin.

La longue gestation (15 ans !) a été mise à profit pour faire du Stelvio un véhicule parmi les mieux adaptés au marché sur le plan technologique, et donc tout à fait capable de s'immiscer dans le monde des marques premium, d'autant que son prix d'attaque (41 300 €) est fort attractif. Tirant son nom du célèbre col alpin du Stelvio, le plus haut col routier des Alpes italiennes, le premier SUV de l'histoire de la marque milanaise est doté d'un comportement dynamique et de moteurs de caractère. Volumineux sans être trop massif, rond avec des muscles, le Stelvio est taillé pour offrir énormément de plaisir de conduite à ses occupants. Véritable incarnation de la modernité automobile, il ne fait aucun doute que ce SUV va plaire aux alfistes, car il intègre l'ADN du Biscione où le savoir-faire se conjugue avec les aspirations d'évasion.

Ce gros SUV roule finalement comme une berline. Pas une surprise, l'Alfa Romeo Stelvio se devant de proposer un comportement routier haut de gamme : précis, réactif, collé au sol avec un roulis quasi inexistant en dépit de sa hauteur de caisse, il enroule les virages avec une facilité déconcertante, la répartition des masses de 50 % sur l'avant, grâce à la transmission intégrale Q4, participant à ce résultat. Comparativement à la berline Giulia, la garde au sol est rehaussée de 60 mm et son poids affiché à 1 660 kg sur la bascule. Pour atteindre un tel chiffre, Alfa Romeo a doté le SUV Stelvio de matériaux ultralégers, incluant la fibre de carbone pour l'arbre de transmission et l'aluminium pour la poupe, les moteurs, les systèmes de suspension et le capot. Le moins que l'on puisse dire, c'est que sur les routes sinueuses du côté des Baux-de-Provence, le Stelvio ne nous a pas déçus ! Pas question en revanche de sortir du bitume, le SUV italien n'étant pas adapté au tout-terrain, faute de réducteur ou de blocage de différentiel capable de le faire crapahuter en montagne.

Sous le capot du Stelvio se cache un 4 cylindres 2.0 essence turbocompressé de 280 chevaux entièrement en aluminium, ainsi qu'un turbodiesel 2.2 JTDm de 210 ch et 470 Nm de couple. Pour cet essai, nous avions opté pour la version la plus puissante, qui bénéficie de la performante boîte de vitesses auto ZF à 8 rapports. Même si la poussée très linéaire (0 à 100 km/h en 5''7) n'est pas celle offrant le plus de sensations, ce 2 litres turbo essence MultiAir assure des reprises et des performances de bonne facture. Côté style, on retrouve la calandre typique des Alfa Romeo, des optiques effilées et des lignes très fluides, conférant à ce SUV une allure somme toute assez élancée.

Notre avis sur l'Alfa Romeo Stelvio

Points forts

  • Le comportement routier
  • Les performances et les reprises
  • Le confort
  • L'ensemble moteur/boîte
  • Les tarifs
  • L'espace à bord
  • Un style remarquable

Points faibles

  • L'absence de suspension pilotée
  • Détails de finition perfectibles
  • Un système multimédia peu intuitif

Côté fiche technique, cette transmission aux quatre roues est associée à une boîte automatique à 8 rapports, pour un 0 à 100 km/h en 5''8 et une vitesse de pointe de 230 km/h. La consommation mixte s'établit à 7,0 l/100 km pour 161 g/km de CO2. Le SUV mesure 4,69 m de long, 1,90 m de large et 1,67 m de haut, pour un empattement de 2,82 m, un coffre de 525 litres, un réservoir de 64 litres et un poids de 1 660 kg. Son 4 cylindres en ligne à injection directe, turbocompresseur et MultiAir2, de 1 995 cm3, développe 280 ch à 5 250 tr/min et 400 Nm de couple à 2 250 tr/min. Côté tarifs, il faut compter de 43 300 à 51 600 € pour le 2.0 T 200 ch, de 41 300 à 49 600 € pour le 2.2 Diesel 180 ch, de 49 200 à 53 500 € pour le 2.2 Diesel 210 ch et de 51 300 à 57 400 € pour le 2.0 T 280 ch, avec un malus de 2 940 €.

L'Alfa Romeo Stelvio face à ses concurrentes

Face à lui, l'Audi Q5 2.0 TDI 190, à partir de 48 050 €, avec la multiplication de ses écrans et son système virtual cockpit, atteste de la sophistication ambiante : agrément, finition haut de gamme et sécurité sont au programme de ce SUV premium. Rassurant et sécurisant, le Q5 est un solide gaillard, pas trop à l'aise sur les routes sinueuses mais qui n'hésite pas à reprendre la main sur les grands axes ; malgré les allègements annoncés, il demeure assez lourd, ce qui déçoit un peu au démarrage, mais il reste efficace quel que soit le profil de la route, et son silence et son excellent confort en font un roi du voyage. Le BMW X3 20d sDrive 190, à partir de 45 200 €, mise sur le plaisir de conduire : direction vive et très précise, châssis affûté doté d'une agilité stupéfiante, il rivalise avec la plupart des berlines, sa fameuse transmission xDrive, capable de transférer jusqu'à 100 % de la puissance à l'avant ou à l'arrière à la vitesse de l'éclair, participant à ce bel agrément ; le nouveau 2 litres diesel 190 ch offre des performances intéressantes, même si le poids élevé et le centre de gravité haut entraînent un léger roulis, le comportement restant sain et homogène à vitesse maîtrisée.

Tags article