Essai et avis Alfa Romeo GTA
Héritière des légendaires Giulia GTA des années 1960, la nouvelle GTA relance la filiation sportive d'Alfa sur base 156 : 250 ch, 0 à 100 km/h en 6,3 secondes et des performances dignes d'une BMW M3, du jamais-vu pour une traction.
À partir de 1965, Alfa Romeo produisit des Giulia GTA, allégées (d'où le A accolé à GT) et à moteur sérieusement dopé. Il était ainsi facile d'en faire de super bolides de course : jusqu'en 1971, les succès furent si nombreux que les Alfa, victorieusement revenues en piste en 1992, furent de nouveau nommées GTA. En 2002, Alfa relance des versions GTA de ses 156, berline et Sportwagon (break).
Solidement plantée sur des pneus de 225, le design spécifique de la GTA souligne son côté « bête de course » et cache des suspensions très élaborées, affûtées par ASR, ABS et EBD. Le V6 de 3,2 litres a été poussé à 250 ch ; accouplé à une boîte 6 vitesses, il lui permet de passer de 0 à 100 km/h en 6,3 secondes. Exceptionnelles pour une traction, ces performances font de la GTA une rivale des BMW M3 : il y avait longtemps qu'une Alfa, berline ou break, n'avait pas été aussi sportive.
Pour séduire cette clientèle très spéciale, l'intérieur de la GTA reçoit des sièges ad hoc et d'élégants inserts couleur étain. Une GTA ne se conduit pas, elle se pilote, mais son électronique la rend facile et rassure le néophyte. Les pilotes experts apprécieront eux aussi cette GTA vraiment méchante, car très efficace en course grâce à des suspensions éliminant totalement le sous-virage. Un peu goinfre, la GTA engloutit plus de 18 litres en ville : la performance, ça se paie toujours !