Essai et avis Hyundai Accent
Successeur de la Pony dont elle reprend le tarif d'attaque, la Hyundai Accent gagne en longueur mais reste en retrait sur l'habitabilité face aux meilleures citadines du segment, se situant plutôt au niveau d'une Fiat Punto.
Distribué en France depuis 1992, Hyundai s'est en grande partie fait connaître avec la Pony, une voiture dont l'atout principal était d'être proposée à des prix forts compétitifs. Récemment, il n'en restait plus qu'un modèle au catalogue, à 64 900 francs. C'est précisément le prix d'attaque de l'Accent, commercialisée depuis le premier décembre. Plus longue de 10 cm que la Pony, la nouvelle venue est aussi plus large, mais son habitabilité n'en reste pas moins en retrait par rapport aux meilleures représentantes du segment. En largeur intérieure notamment, l'Accent doit plutôt être comparée à une Fiat Punto qu'à une Brava, et la contenance de son coffre n'atteint pas celle de la 306, voiture pourtant nettement plus courte.
L'Accent a ainsi été conçue à cheval entre deux catégories. Elle aura en tout cas du mal à séduire une clientèle sensible à l'esthétique d'une carrosserie, notamment à cause d'une calandre manquant de finesse. Les boucliers sont cependant peints dans la couleur de la carrosserie, et à l'intérieur, la planche de bord, aux plastiques de qualité moyenne, est correctement dessinée. De toute manière, l'Accent n'est pas faite pour ceux que l'automobile fait vibrer : c'est un outil de déplacement conçu pour présenter un bon rapport prestations/prix. De ce point de vue, le client devrait y trouver son compte, car toutes les Accent reçoivent un équipement déjà attractif. On regrettera toutefois que seul le dossier de la banquette soit fractionnable en deux parties, que le verrouillage centralisé ne se commande pas à distance, et surtout que l'ABS ne soit monté que sur la GLS, sans même être disponible en option sur les autres versions.
Conduite
Au volant, il ne faut pas trop en demander à cette coréenne, dont le seul moteur proposé manque de vigueur en cinquième dès qu'une côte s'annonce. Dans ces cas-là, sollicité davantage, il devient bruyant. La tenue de route en revanche donne satisfaction, de même que la direction, assistée de série. Pour le confort, ce n'est pas encore ça, mais en résumé, l'Accent ne devrait pas décevoir ceux qui jugent les autres voitures trop chères.
Lors de l'essai, le rapport prix/prestations, la tenue de route et la garantie de 3 ans ont constitué les principaux points forts. L'habitabilité, les reprises et un réseau incomplet ont en revanche été relevés comme points faibles.
Sur la fiche technique, cette Accent en traction, 3 ou 5 portes, 5 places, mesure 4,20 m de long, 1,67 m de large et 1,39 m de haut, pour un coffre de 321 litres et un réservoir de 45 litres. Le moteur essence de 1 341 cm3 (6 CV, 86 ch) est associé à une boîte manuelle à 5 rapports, pour des consommations de 8,4 l/100 km en cycle urbain, 5,3 l en extra-urbain et 6,4 l en cycle mixte.
Sur ce segment, l'Accent doit composer avec la Fiat Bravo/Brava, à partir de 12 637 euros ; contrairement à l'Accent, la Bravo 3 portes est plus courte que la Brava 5 portes, ce dont son coffre fait les frais, mais les Fiat sont plus habitables et leur équipement de base comprend l'ABS de série, avec une large gamme de moteurs essence et diesel, pour des prix plus élevés et un réseau très dense. Elle affronte aussi la Daewoo Lanos, à partir de 12 637 euros, l'autre coréenne proposée en 3, 4 ou 5 portes ; hormis le petit moteur de 75 ch servant de prix d'attaque, la gamme démarre à 64 900 francs avec le seul autre moteur disponible, un 1500 de 86 ch (7 CV), pour des prestations globalement similaires à celles de l'Accent mais un équipement un peu moins fourni.