Essai et avis Mercedes-Benz 500 SL
En 16 secondes, la Mercedes 500 SL passe du coupé au cabriolet d'un simple bouton. Une voiture très chère où tout efface les désagréments habituels d'un cabriolet, jusqu'au pare-brise incliné qui évite d'être décoiffé à haute vitesse.
Vous montez dans un coupé, et seize secondes après, si vous le souhaitez, vous vous retrouvez au volant d'un élégant cabriolet : il suffit pour cela d'actionner une touche sur la console centrale. Bien sûr, Mercedes l'a déjà fait, en moins rapide toutefois, avec le SLK, et Peugeot aussi avec la 206 CC. Mais cette toujours étonnante transformation de carrosserie n'est qu'une des facettes de la nouvelle 500 SL, une voiture très chère sur laquelle tout a été pensé pour faciliter la vie à bord et la conduite, et gommer les moindres défauts.
Exemples : vous pouvez rouler à haute vitesse sans être décoiffé, le pare-brise très incliné et le pare-vent cassant le gros des courants d'air. Pour lancer ou arrêter le moteur, une simple pression sur le haut du levier de la boîte automatique suffit. Et si jamais vous dépassez les limites malgré tous les systèmes électroniques dont est truffé le véhicule, un arceau de sécurité se dresse automatiquement.
Loin d'être une voiture-gadget, la 500 SL exploite les dernières avancées techniques et montre la voie. Sa suspension active ABC, avec dispositif d'adaptation à la charge, limite au maximum le tangage et le roulis, améliorant ainsi le confort et la sécurité. Le système Sensotronic inaugure quant à lui un freinage électrohydraulique, les ordres du conducteur étant transmis par voie électronique.
La technique ne doit cependant pas faire oublier ce qu'est, à la base, la 500 SL : une voiture-plaisir, idéale pour voyager à deux au son d'un V8 délivrant 306 ch. Cette puissance peut paraître élevée, mais la cinquième génération de SL frôle les 1 850 kg et supporterait bien quelques chevaux supplémentaires. Que l'on se rassure, ses performances n'en sont pas moins correctes et permettent d'apprécier la douceur de la transmission, dans un environnement de cuir et de bois (ou d'aluminium) à composer selon ses goûts. On peut toujours rêver...
Elle séduit par son design réussi, la facilité de sa transformation de carrosserie, son confort, son comportement, ses équipements, sa sécurité, la douceur de sa transmission et l'absence de remous d'air en configuration cabriolet. Elle pèche par un prix élevé, un poids important, un volume de coffre moyen, deux places seulement, un levier de boîte de vitesses trop reculé et un passage manuel des vitesses gauche-droite peu naturel en mode impulsionnel.
Techniquement, c'est une propulsion, coupé-cabriolet 2 portes, 2 places, longue de 4,53 m, large de 1,81 m et haute de 1,29 m, pour un coffre de 235 à 317 litres et un réservoir de 80 litres. Le V8 de 4 966 cm³ développe 306 ch, associé à une boîte automatique à 5 rapports à commande par impulsion, pour des consommations de 19,1 l/100 km en cycle urbain, 9,2 l en extra-urbain et 12,7 l en mixte.
Sur ce segment, la 500 SL affronte la Lexus SC 430, moins élégante et plus typée, pratiquement aussi longue que la Mercedes mais comptant 2+2 places ; elle possède elle aussi un toit escamotable et un V8 de 4,3 litres développant 286 ch (21 CV), avec un équipement très fourni, mais sans l'image Mercedes. Elle croise aussi les Jaguar XK8 et XKR : la très fine XK8, disponible en coupé ou en cabriolet pour 10 350 € de plus, est une 2+2 places mue par un V8 de 4 litres de 294 ch, tandis que la XKR reçoit le même moteur suralimenté porté à 375 ch, avec une boîte automatique à 5 rapports et des prix démarrant à 83 220 €.