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Essais

Essai et avis Peugeot 406 Coupé HDi

Oser un diesel sous le capot élégant du Coupé 406 aurait semblé impensable il y a peu. Le 2.2 HDI de 136 ch, emprunté à la 607, déçoit au démarrage par son bruit caractéristique mais tient ses promesses ensuite.

406 HDI Coupé

Il y a quelques années encore, il ne serait venu à l'idée de personne d'oser monter un moteur diesel dans une carrosserie aussi élégante que celle du Coupé 406. Oui, mais voilà, les diesels ont évolué, et les mentalités aussi. Peugeot l'a bien compris, et pour épauler les ventes de son coupé, né en 1997, dont les ventes ont fléchi de 24,8 % l'année dernière, la marque au Lion a décidé de lui greffer un moteur HDI. C'est le fleuron de la gamme qui a été choisi, le 2.2 l apparu dans la 607 avec un filtre à particules. Développant 136 ch, ce quatre cylindres à 16 soupapes et turbo à géométrie variable positionne le coupé 406 à 195 000 F en version de base, soit 19 500 F de plus qu'avec le 2 litres essence de 138 ch, et 19 000 F de moins qu'avec le V6 3 litres de 210 ch.

Au démarrage, le Coupé HDI ne peut que décevoir, à cause du bruit caractéristique du diesel qu'il laisse passer dans l'habitacle. Même si ce léger claquement n'est pas trop important, il ne correspond pas vraiment à ce que l'on a envie d'entendre en s'installant dans une voiture aussi racée. Par la suite, heureusement, les choses s'arrangent, car hormis à haut régime, le HDI se montre très discret, surtout à vitesse stabilisée.

Les grands rouleurs ne seront donc pas gênés, et apprécieront au contraire la bonne disponibilité de ce moteur, fort en couple. Les reprises se font avec aisance, souvent sans avoir à changer de vitesse, ce qui procure un agrément certain. Au volant de ce coupé d'un nouveau genre, il faut en fait adapter sa conduite à la souplesse de ce moteur, sans perdre de vue qu'un habitué des moteurs à essence sera toujours un peu déçu par le manque de réactivité au moment précis de la réaccélération. Côté plein, en revanche, les défauts du HDI s'estompent devant une consommation fixée à 6,4 l/100 km en cycle mixte (contre 8,4 pour le 2 litres et 10 pour le V6), ce qui correspond à environ 7,5 l en réalité.

Le Coupé 406 n'est donc pas une hérésie. Il ne recueillera pas tous les suffrages, mais représente une alternative tout à fait envisageable.

Parmi ses points forts : une voiture homogène, sa consommation et son design. Côté points faibles : le bruit au ralenti, des accélérations moyennes et son prix.

Il s'agit d'une traction, coupé 2 portes, 4 places, longue de 4,61 m, large de 1,78 m et haute de 1,35 m, avec un coffre de 390 litres et un réservoir de 70 litres. Le moteur turbodiesel HDI à injection directe et rampe commune affiche 2 179 cm3 pour 136 ch, avec des consommations de 8,8 l/100 km en cycle urbain, 4,9 l en extra-urbain et 6,4 l en cycle mixte.

Face à lui, le Mercedes Classe C Coupé, à partir de 27 743 €, plus court de 27 cm que le Coupé 406, offre aussi deux places à l'arrière mais un coffre plus petit ; il bénéficie en revanche d'un hayon, et son 2 148 cm3 CDI de 143 ch procure de meilleures performances et une consommation plus basse, avec une boîte à 6 rapports ou automatique à 5 rapports. L'Alfa Romeo 156 2.4 JTD, également à partir de 27 743 €, plus abordable que les coupés Peugeot et Mercedes, bénéficie d'une ligne très réussie, avec des poignées de portes arrière dissimulées derrière les vitres ; son 2.4 JTD développe 140 ch pour de bonnes performances, au prix d'une consommation un peu supérieure et d'un confort moyen.

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