Essai et avis Peugeot 406 Restylée
Discrètement restylée par Pininfarina, la Peugeot 406 gagne en confort et en qualité perçue sans bouleverser une ligne qui a fait ses preuves. Sur mauvaise route, les nouveaux amortisseurs laissent toutefois sentir les roues de 15 pouces.
C'est désormais une tradition : à mi-parcours de leur existence, on restyle toutes les voitures. Si le Coupé 406, quasiment parfait, échappe à la cure de rajeunissement obligatoire, les berlines et break font peau neuve. Calandre plus ouverte, phares « cristal » allongés, capots avant et arrière bombés, boucliers grossis de 3 cm, peints et mieux intégrés, feux arrière en deux parties : Pininfarina a fait le strict minimum.
À l'intérieur, Peugeot est aussi discret : le coffre plus haut de 4 cm, les modifications des sièges, accoudoirs et planche de bord, comme l'enrichissement de l'équipement, se remarquent à peine. Pourtant, on perçoit tout de suite que confort et qualité ont encore grimpé d'un cran, impression confortée par de nouveaux amortisseurs : sur mauvais revêtement, les roues, agrandies à 15 pouces, semblent ne plus être reliées à la caisse.
Pour tirer un profit maximal de cette base roulante performante, arrivent deux nouveaux moteurs 2 litres : essence 16V 136 ch et diesel HDI 90 ch. Le premier joue les Dr Jekyll à bas régime, souple, silencieux, ne rechignant pas à repartir sur les rapports supérieurs, avant de devenir M. Hyde au-dessus de 4 000 tr/min, soudain agressif et bruyant. S'il n'est pas franchement sportif, il permet d'aller rudement vite, et ce double comportement est une réelle surprise d'autant qu'il reste sobre à toutes les allures.
Jumeau du HDI 110 ch, sans échangeur de température ni double volant amortisseur mais avec le même common rail, le HDI 90 ch offre du punch à bas régime, un silence étonnant et un appétit d'oiseau. Pour peu que la 406 ne soit pas trop chargée, la différence avec le 110 ch reste minime, à l'exception des reprises en cinquième, un peu faibles.
L'écart de prix, de 8 000 à 14 000 F, avec la version 110 ch rend le choix difficile, mais même un peu chères, ces nouvelles 406 HDI ou 16V reprennent la tête de leur catégorie, vu la hausse généralisée de leurs prestations.
Parmi ses points forts : des moteurs vraiment sobres, la sécurité et le comportement routier, ainsi que la qualité et la finition. Côté points faibles : un design intérieur un peu triste sur la finition ST, des rapports de cinquième longs et un niveau sonore élevé à haut régime sur le 2.0 16V.
Il s'agit d'une traction 5 portes, 4 places, longue de 4,60 m, large de 1,77 m et haute de 1,40 m (la version Break mesurant 4,73 x 1,77 x 1,50 m), avec un coffre de 430 litres (525 à 1 740 litres en Break) et un réservoir de 70 litres. Les nouveaux moteurs sont un essence 2.0 16V de 1 997 cm3 et 136 ch, et un diesel HDI de 1 997 cm3 et 90 ch, tous deux associés à une boîte mécanique à 5 rapports. Les consommations en cycle mixte s'établissent à 8,3 l/100 km pour le 2.0 16V et 5,6 l/100 km pour le HDI 90.