Essai et avis Peugeot 308 SW
Le Peugeot 308 SW s'étire de 22 cm par rapport à la berline pour offrir un immense toit vitré et trois sièges arrière indépendants et coulissants. Une habitabilité en hausse, qui se paie toutefois par 160 kg de surpoids.
Deuxième berline la plus vendue dans son segment en février dernier en Europe, la 308 est aussi, de toutes les Peugeot, celle qui a enregistré à son lancement le meilleur niveau de qualité. Un bon début pour cette compacte, maintenant déclinée en break et destinée à séduire les familles rebutées par l'embonpoint des monospaces. Elle grandit tout de même de 10 cm en empattement et de 22 cm en longueur par rapport à la berline, qu'elle dépasse aussi en hauteur de 5 cm à cause des barres de toit montées de série.
L'habitabilité à l'arrière y gagne, mais pas le poids, qui grimpe au total de 160 kg, une augmentation liée aux équipements spécifiques de cette 308 SW : un très agréable et très grand toit vitré (encore plus vaste que celui de la 307 SW) et trois sièges arrière indépendants, coulissants et de même largeur. Ils s'inclinent et se replient à plat, mais doivent être déposés pour disposer du volume maximal : inutile donc de chercher ici la modularité des monospaces récents.
Même les sixième et septième sièges, destinés à des enfants et disponibles chacun pour 300 € en option, ne se replient pas dans le plancher. Quand on ne s'en sert pas, ils encombrent le coffre ou doivent être laissés à la maison.
Le compartiment arrière n'en a pas moins été bien conçu : il est très vaste (508 litres en 5 places) et l'on peut y accéder par le hayon, qui s'ouvre sur un seuil très bas, ou par la lunette arrière à partir de la finition Premium.
Disponible avec une large gamme de moteurs essence allant de 120 à 175 ch (en oubliant le petit 1,4 l de 95 ch), la 308 SW sera naturellement plus demandée avec le HDi de 110 ch, un moteur globalement satisfaisant, sans doute un peu juste en montagne et en charge, mais bien servi par la nouvelle boîte de vitesses à six rapports. Il offre une consommation raisonnable à une voiture bien suspendue, quoiqu'un peu ferme, sûre, tenant bien la route et bien insonorisée. Attention : la finition Confort, dépourvue de toit vitré, reçoit une banquette à la place des sièges arrière individuels.
Parmi ses points forts : un grand coffre, un vaste toit vitré, la variété d'aménagement, le comportement, l'insonorisation, une configuration en 5, 6 ou 7 places et la planche de bord. Côté points faibles : une modularité imparfaite, une voiture lourde, un confort moyen, une direction un peu lourde en manœuvre et des performances en retrait.
Il s'agit d'une traction, break 5 portes, 5 à 7 places, longue de 4,50 m, large de 1,81 m et haute de 1,55 m, avec un coffre de 508 à 1 736 litres et un réservoir de 60 litres. La gamme essence comprend les 1,4 l VTi 95 ch, 1,6 l VTi 120 ch, 1,6 l THP 150 ch et 175 ch ; la gamme diesel les 1,6 l HDi 90 et 110 ch et le 2 l HDi 136 ch. La boîte de vitesses est manuelle à 5 ou 6 rapports, ou automatique à 4 ou 6 rapports sur le 2 l HDi. Les consommations mixtes normalisées vont de 4,7 l/100 km (125 g de CO2) pour le HDi 90 ch à 7,8 l/100 km (185 g) pour le THP 175 ch.
Face à elle, le Renault Mégane Estate, à partir de 18 600 €, de même longueur que la 307 SW, propose un coffre encore plus grand (520 litres) mais seulement une banquette fractionnable et 5 places. Sa gamme, revue début février avec trois finitions au lieu de cinq et davantage d'équipements, débute à 20 100 € en diesel avec le 1.5 dCi de 85 ch. Le Citroën C4 Picasso, également à partir de 18 600 €, plus habitable et plus confortable, a l'avantage d'être équipé de trois sièges arrière qui se replient à plat sans avoir à être déposés. C'est le véhicule familial type, avec son look dynamique et son grand pare-brise, mais ses prix sont un peu plus élevés et il consomme davantage.