Essai et avis Peugeot 307 CC
Le Peugeot 307 CC s'impose par son toit rigide escamotable et sa carrosserie valorisante, sans sacrifier confort ni sécurité. Mais les performances restent moyennes et l'assistance de direction insuffisante en manœuvre, faute encore de version diesel.
Depuis que Mercedes a montré, avec le SLK, tout l'intérêt d'un coupé facilement transformable en cabriolet, et que la clientèle a répondu massivement à l'offre de Peugeot et de sa 206 CC, les projets de coupés-cabriolets se multiplient. Les constructeurs les plus prompts à réagir ont été Renault, dont la Mégane CC a été lancée début septembre, et Peugeot bien sûr, dont la déclinaison sur base 307, révélée il y a un an, vient d'arriver en concession.
Plus longue que la berline de 14 cm, la 307 CC se distingue par son pare-brise très incliné et son arrière à la fois massif et élégant évoquant certaines carrosseries américaines. À l'intérieur, on retrouve un décor connu agrémenté de quelques aménagements, comme des cadrans à fond blanc, un pédalier en aluminium ajouré ou un volant en cuir. Les sièges avant, abaissés de 40 mm, donnent une position de conduite plus sportive, alors que la petite banquette permet de caser sous la lunette arrière deux personnes ne dépassant pas 1,75 m. Celles-ci sont protégées par deux arceaux intégrés aux appuie-tête, qui se déploient automatiquement en cas de retournement.
On peut donc rouler en cabriolet sans arrière-pensée, après avoir appuyé sur un seul bouton pour replier le toit dans le coffre et descendre toutes les vitres, le tout en moins de 30 secondes. Bien protégé des courants d'air (du moins à l'avant), on pourra vraiment se faire plaisir dans cette 307 CC dont les suspensions rigoureuses donnent un tempérament sportif et préservent en même temps le confort.
Les performances restent cependant modestes, que ce soit avec 138 ou 180 ch, car la structure sérieusement renforcée alourdit l'ensemble. Peugeot ne propose qu'un niveau d'équipement par moteur, et une boîte automatique seulement en association avec le moteur de 138 ch. Et pour ceux qui craindraient ne rien pouvoir mettre dans le coffre, sachez que ce dernier contient plus que celui de la berline en position coupé, et encore de quoi loger quelques sacs en position cabriolet.
Points forts
- Toit rigide escamotable électriquement
- Carrosserie valorisante
- Comportement, confort
- Équipements
- Sécurité
- Contenance du coffre (en coupé)
- Son du moteur 180 ch
Points faibles
- Performances moyennes
- Hauteur limitée aux places arrière
- Choix restreint (trois modèles proposés)
- Assistance de direction insuffisante en manœuvre
- Visibilité arrière
- Boucliers (peints) non protégés
- Pas encore de diesel
Traction, 2 portes, 4 places. Longueur : 4,34 m. Largeur : 1,76 m. Hauteur : 1,42 m. Coffre : 204 à 350 l. Réservoir : 50 l. Moteurs essence 2.0, 1 997 cm3, 9 CV, 138 ch et 2.0, 1 997 cm3, 11 CV, 180 ch. Boîte de vitesses manuelle à 5 rapports. Consommations (l/100 km) en cycle urbain, extra-urbain, mixte : 11,5 - 6,2 - 8,2 (2.0 138 ch), 12,4 - 6,8 - 8,8 (2.0 180 ch).
La Peugeot 307 face à ses concurrentes
Renault Mégane coupé-cabriolet, à partir de 21 300 € : Concurrente directe de la 307 CC, la Mégane est dotée d'un toit rétractable non pas en tôle mais en verre. Elle est plus confortable mais ses places arrière sont un peu moins accueillantes. Le choix est plus vaste en niveaux d'équipements comme en moteurs, avec des 1.6 et 2 l essence ainsi qu'avec un 1.9 dCi de 120 ch.
Volkswagen New Beetle Cabriolet, à partir de 21 300 € : Encore plus typée en cabriolet qu'en version fermée, la New Beetle est équipée d'une capote électrique nécessitant un déverrouillage manuel. Cette capote ne se range pas dans le petit coffre mais déborde à l'arrière. C'est aussi une quatre places, et elle est disponible avec trois moteurs essence (de 75 à 115 ch) et un TDI de 100 ch.