Essai et avis Peugeot 206 RC
Discrète au premier regard, la Peugeot 206 RC se reconnaît à son becquet, ses jantes de 17 pouces en Pirelli P7000 et sa double sortie d'échappement chromée. Les sièges baquets cuir séduisent, mais la position de conduite et le confort déçoivent.
Apparue en 1998, la famille 206 continue à s'agrandir : après le break appelé SW, voici une sportive musclée baptisée RC, des lettres qui ne signifient rien de particulier mais évoquent une certaine parenté avec la WRC, la 206 championne du monde des rallyes. Extérieurement pourtant, la RC reste assez discrète et reprend les modifications apportées aux autres 206 au début du printemps : une grille d'entrée d'air façon nid-d'abeilles, de nouveaux feux arrière ainsi que des protections latérales et des bandeaux de boucliers peints dans la couleur de la carrosserie.
Les spécialistes reconnaîtront toutefois aisément la RC à son becquet arrière, ses jantes de 17 pouces équipées de performants Pirelli P7000 et sa double sortie d'échappement chromée. L'habitacle séduit d'entrée grâce aux sièges baquets recouverts de cuir et d'Alcantara, mais la position de conduite déçoit, tout comme le confort. C'est que la 206 RC est une vraie petite sportive, dont les liaisons au sol privilégient le comportement et dont la direction n'a pas la douceur des nouvelles petites berlines.
On ne s'étonnera donc pas non plus que son moteur, silencieux en conduite de tous les jours, se fasse beaucoup entendre quand il est sollicité jusqu'à la zone rouge, à plus de 7000 tr/min. Cette disponibilité du 4 cylindres contribue grandement à l'attrait de la 206 RC, même si celle-ci n'a pas droit à une boîte de vitesses à 6 rapports, devant se contenter d'une boîte 5 à première rallongée. Toujours est-il qu'avec près de 180 ch, contre 138 pour la déjà vivante 206 S16, les performances sont bien au rendez-vous, tout comme le plaisir de conduire.
Précise, maniable et vive comme une 206, mais sans excès, la 206 RC, équipée d'un contrôle de trajectoire ESP déconnectable, se montre très efficace. À son propos, certains parleront peut-être d'une GTI édulcorée, mais son évolution va dans le sens de la sécurité. Les sportifs responsables ne s'en plaindront pas et se réjouiront que de telles voitures existent encore.
Parmi les points forts, on retient les performances, le comportement, le plaisir de conduire, l'équipement, la sécurité et la présentation. Les points faibles concernent la fermeté des suspensions, la position de conduite, une direction ferme, le bruit du moteur à haut régime, la consommation, l'absence de boîte 6 et seulement deux places arrière.
Côté fiche technique : traction, berline 3 portes, 4 places. Longueur : 3,83 m. Largeur : 1,67 m. Hauteur : 1,42 m. Coffre : 245 l. Réservoir : 50 l. Moteur essence 2.0, 1997 cm³, 11 CV, 178 ch. Boîte de vitesses manuelle à 5 rapports. Consommations en l/100 km (urbain, extra-urbain, mixte) : 11,8 / 6,7 / 8,6.
Face à elle, la Renault Clio 2.0 16V RS (à partir de 21 950 €), comme la 206 RC, n'est proposée qu'en 3 portes mais compte 5 places. Un peu moins ferme en suspensions, elle se comporte également très bien sur route et se montre très sûre ; sa puissance, 172 ch, est très proche de celle de la 206, et elle consomme un peu moins, avec un équipement très complet. La Mini Cooper S (à partir de 21 950 €), petite 3 portes à 4 places ne manquant pas de charme, est une séductrice née, intérieurement comme extérieurement ; son comportement rappelle celui d'un kart, mais son moteur à compresseur de 163 ch, pourtant associé à une boîte à 6 rapports, déçoit quelque peu. Petit coffre, prix comparable.