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Les ventes de voitures neuves sont en baisse : la faute aux trop nombreux malus ?

Des voitures neuves soumises au malus écologique

Le marché automobile français connaît un léger ralentissement de ses ventes depuis le début de l’année, et certains acteurs de l’industrie blâment les taxes et les malus pour l’expliquer. Le ministre de l’Industrie étudie le dossier de très près.

668 379 voitures particulières neuves ont été vendues en France depuis le début de l’année (janvier à mai) d’après la Plateforme automobile (PFA) qui collecte toutes les données auprès des constructeurs implantés dans l’Hexagone. C’est 0,6% de moins que sur la même période en 2025, et carrément en recul de 31% par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2019, dernier exercice « normal » enregistré avant la crise du Covid-19. La faute à des voitures devenues trop chères ? À des modèles peu séduisants ? À un boycott des Français de la voiture traditionnelle ?

Les taxes sur les émissions et le poids dans le viseur des industriels

Non mon capitaine, cette baisse de compétitivité de notre industrie automobile serait en fait due… aux taxes, marque de fabrique à la Française. Deux d’entre elles sont particulièrement agressives vis-à-vis des voitures neuves : la taxe au poids, qui se déclenche dès qu’un véhicule affiche un poids total autorisé en charge (PTAC) de plus de 1 500 kg, et le malus écologique, dès lors que ses émissions de CO2 sont supérieures à 108 g/km. Ces taux ont été durcis au 1er janvier 2026, avant quoi ils étaient respectivement de 1 600 kg et de 113 g/km. D’après les cabinets PFA et Mobilians qui représentent la filière, ce renforcement réglementaire serait à l’origine de la chute des ventes de voitures neuves que l’on observe depuis le début de l’année.

 

Relancer la prime à la conversion pour doper les ventes

Résultat, Sébastien Martin, le ministre de l'industrie, a convoqué le 11 juin dernier les représentants du secteur ainsi que les associations de défense de l'environnement, afin de voir si ce sont effectivement ces taxes qui sont responsables du mal-être du marché. En janvier déjà, il s'était montré ouvert à revoir la fiscalité, si et seulement si on lui apportait la preuve que les différents malus pénalisent effectivement les ventes. Plus facile à dire qu’à faire en réalité, car les différents acteurs ne sont pas d’accord entre eux. Les discussions se poursuivent entre le gouvernement et les différentes parties, et certaines pistes sont envisagées pour relancer la machine : outre l’assouplissement des taxes, les industriels militent pour le retour de la prime à la conversion, qui permettrait de doper le secteur à moindre coût grâce à un financement par les certificats d’économie d’énergie (CEE), comme c’est déjà le cas pour le bonus écologique. Aucun calendrier n’a été fixé pour le moment quant aux contre-mesures qui pourraient être prises, mais les discussions avancent.

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