Les radars vont devenir encore plus répressifs en 2026
L’État s’apprête à déployer, partout en France, des radars de nouvelles générations qui prendront en compte trois nouvelles infractions. La mesure prévoit aussi une plus grande liberté d’installation de tourelles et cabines pour les élus locaux.
Avec l’arrivée, à partir du 1er janvier prochain, de tourelles et cabines de nouvelle génération, les radars installés en France ne flasheront plus seulement les excès de vitesse ou le franchissement des feux rouges, mais intégreront des logiciels d'intelligence artificielle capables de détecter trois nouvelles infractions : le non-port de la ceinture de sécurité, l'utilisation du téléphone au volant et le non-respect des distances de sécurité.
Des radars dopés par l’intelligence artificielle
Inscrite dans le budget 2025 de l'État, qui a mis la main à la poche à hauteur de 46 millions d'euros dans le projet, cette mesure vise à renforcer la sécurité routière en ciblant des comportements "responsables de nombreux accidents", d’après le communiqué du ministère des Transports. Ces nouvelles cabines seront désormais capables d’analyser les images en temps réel grâce à des caméras haute définition et des algorithmes dopés par l’IA., puis d’envoyer automatiquement, grâce à la lecture de la plaque d’immatriculation, la contravention au propriétaire de la voiture incriminée.
135 euros et trois points en moins par infraction
Chaque infraction sera passible d’une amende forfaitaire de 135 € et d’un retrait de trois points sur le permis de conduire, avec un cumul possible jusqu'à 405 € et huit points si les trois sont cumulées (la loi n’autorise pas la perte de plus de huit points d’un seul coup). Autre volet de cette mesure : les collectivités locales disposeront d'une plus grande autonomie pour déployer ces radars sur leur réseau secondaire, notamment aux abords des écoles et en zones urbaines, pour augmenter la densité du maillage à la fois hors et dans les agglomérations. Un déploiement progressif qui s’étendra jusqu'en 2030, et qui vise à augmenter le parc total de radars, actuellement de 4 000 cabines et tourelles. En parallèle, il est aussi question de modifier les infrastructures existantes, sans les remplacer. Une sacrée manne financière en perspective pour l’État.