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Essais

Essai et avis Mercedes-Benz Classe B 2e génération

La Classe B abandonne sa silhouette haut perchée pour un profil plus élancé et premium, gagnant 9 cm en longueur et perdant 5 cm en hauteur. Un vrai changement de philosophie pour séduire les Français, parmi les plus fervents adeptes du modèle d'origine.

Une Mercedes Classe B chic plutôt que pratique

Sans renier ses gènes, la Classe B revient dans une mouture plus dynamique et surtout plus premium. Élégance, raffinement et ingéniosité : rien n'a été laissé au hasard pour séduire les Français, parmi les plus « accros » au premier modèle (10 % des ventes mondiales). Afin d'augmenter le potentiel de séduction de leur monospace, les designers ont délaissé la silhouette haut perchée pour adopter une plateforme plus conventionnelle, qui permet d'abaisser le centre de gravité tout en présentant un profil plus élancé, avec des lignes moins saillantes et un bel effet de relief sur les portes latérales. Cette mutation se répercute directement sur les mensurations : + 9 cm en longueur (4,36 m) et − 5 cm en hauteur (1,78 m), le Cx de 0,26 confirmant le travail accompli sur l'aérodynamisme.

C'est toutefois à l'intérieur que les changements sont les plus flagrants, avec un dessin infiniment plus chaleureux où la courbe n'est plus bannie. Oubliée l'austérité de la première Classe B, à l'image de cet écran multifonctions de 15 cm largement inspiré des tablettes tactiles. Côté équipements high-tech, cette Classe B s'enrichit également de série d'un système de détection de collision imminente, tandis que, côté options, elle hérite des innovations des segments supérieurs. Exit donc le caractère pataud du monospace : la nouvelle venue affiche un comportement équilibré, avec une direction ferme et une absence de lourdeur dans les mouvements.

Pour appuyer ces progrès, Mercedes présente des motorisations nouvelles mais pas révolutionnaires, tant en essence qu'en diesel, où le 180 CDI — qui passe de 2.0 à 1,8 l de cylindrée — est métamorphosé, avec une meilleure maîtrise des vibrations et de l'insonorisation, et l'apparition d'une nouvelle boîte automatique à double embrayage et sept rapports (7G-DCT). Avec un éventail de prix s'étendant de 25 900 à 37 200 € sur 4 motorisations — 2 essence (122 et 156 ch) et 2 diesel (109 et 136 ch) — on constate, à équipement égal, une baisse des prix d'environ 9 % par rapport à l'ancien modèle.

Cette Classe B séduit par son agrément de conduite, un confort en progrès, une habitabilité généreuse et un comportement dynamique. Elle pèche par le volume de son coffre, des relances un peu timides et sa sellerie.

La version testée, associée à la boîte 7G-DCT, atteint 210 km/h pour une consommation mixte de 4,6 l/100 km (5,4 l en cycle urbain, 4,1 l en extra-urbain). Elle mesure 4,27 m de long, 1,78 m de large et 1,60 m de haut, pour un réservoir de 50 litres, un poids de 1 475 kg, un coffre de 486 à 1 545 litres et des émissions de 115 g/km de CO2. Son moteur, un 4 cylindres en ligne turbodiesel de 1 796 cm³, développe 109 ch à 3 200 tr/min.

Sur ce segment, la Classe B affronte le Citroën C4 Picasso 110 HDi et le Renault Scénic dCi 110, tous deux proposés à partir de 21 400 €.

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