Essai et avis Volkswagen Touran Sept ans après le Scénic
Arrivé sept ans après le Scénic, le Volkswagen Touran rattrape son retard avec des sièges arrière individuels totalement modulables et un coffre pouvant grimper à près de 2 000 litres, un record dans la catégorie.
Il aura donc fallu sept ans à VW pour suivre l'exemple du Scenic et proposer un monospace compact à côté de ses breaks. Même si ce manque n'a jamais officiellement inquiété les décideurs de la marque allemande, il devenait urgent de réagir, si l'on considère que les monospaces compacts ont atteint, en France en 2002, une part de 35 % du segment des voitures compactes.
L'avantage d'arriver après les autres : Volkswagen a eu le loisir d'étudier la concurrence et ne s'est pas privé de reprendre les bonnes idées à son compte. Le Touran offre ainsi une position d'assise légèrement surélevée, une bonne visibilité, et reçoit trois sièges arrière individuels que l'on peut déplacer, replier ou déposer, de façon à faire passer la capacité du coffre de 695 à presque 2 000 litres, un record dans la catégorie, dû à la grande longueur du Touran, qui dépasse le Zafira de 7 cm. Ce gabarit lui permet, comme à l'Opel, d'installer deux passagers supplémentaires, pour de courts trajets, sur des sièges escamotables dans le plancher arrière.
Mais alors que les sept places font partie de l'équipement de base du Zafira, il faut rajouter 610 € d'option au Touran pour en disposer. Question habitabilité, le Volkswagen ne surclasse pas ses rivaux mais se classe dans la bonne moyenne. Il offre un confort correct, un niveau de sécurité renforcé par la présence de six airbags et d'appuie-têtes actifs, et bien sûr de nombreux espaces de rangement répartis un peu partout, y compris dans le pavillon et sous les pieds des passagers arrière.
Le décor, en revanche, laisse un peu sur sa faim : la planche de bord reste trop classique, comme la carrosserie, et aussi trop sévère pour un véhicule familial. Dynamiquement, le Touran reste sain malgré son poids élevé, et se montre particulièrement brillant avec le nouveau 2.0 TDI de 136 ch. Un net cran en dessous, on trouve un 1.9 TDI de 100 ch et un 1.6 l à injection directe d'essence, les trois moteurs étant associés à des boîtes de vitesses à 6 rapports.
Parmi ses points forts, on retient le volume de chargement, la modularité, la disponibilité du 2.0 TDI, les nombreux rangements, la sécurité, le choix entre 5 et 7 places, et des prix compétitifs. On regrettera en revanche des lignes trop sages, une planche de bord terne, la sonorité des TDI, la qualité moyenne de certains plastiques, et la roue de secours en option.
Sur le plan technique, il s'agit d'un monospace compact à traction, 5 portes, 5 ou 7 places, long de 4,39 m, large de 1,79 m et haut de 1,65 m, avec un coffre de 695 à 1 989 litres et un réservoir de 60 litres. Le moteur essence 1.6 FSI affiche 1 598 cm3, 7 CV et 115 ch ; les turbodiesels sont un 1.9 TDI de 1 896 cm3, 6 CV et 100 ch, et un 2.0 TDI de 1 968 cm3, 8 CV et 136 ch.
La Volkswagen Touran face à ses concurrentes
Face à lui, l'Opel Zafira (à partir de 19 350 €), premier monospace compact à 7 places arrivé sur le marché, est équipé d'une banquette arrière fractionnable en trois parties (40/20/40) qui coulisse et se replie, mais ne peut être déposée ; son volume intérieur reste moins grand que celui du Touran, avec un comportement sain, un confort moyen et des moteurs diesel assez bruyants. Le Citroën Picasso, au même tarif, plus court de 10 cm que le Touran, se distingue à l'arrière par trois sièges amovibles de même largeur. Confortable, il tient bien la route, mais n'est proposé en diesel qu'avec le seul moteur HDi de 90 ch, et n'existe qu'en 5 places, avec une planche de bord à instrumentation centrale.