Essai et avis Subaru Trezia
Jumelle de la Toyota Verso S, la Subaru Trezia élargit la gamme du constructeur sans transmission intégrale ni moteur boxer, son ADN historique. Une citadine utile pour la marque, mais peu représentative de son identité.
Après plusieurs générations de Justy nées chez Suzuki ou Daihatsu, Subaru pioche cette fois chez son suzerain Toyota (qui détient 16,5 % du capital) le plus petit modèle de son catalogue : la Toyota Verso S. Si ce modèle est chargé de diversifier l'offre du constructeur, il est aussi le bienvenu pour abaisser la moyenne des émissions de CO2 de sa production, afin d'éviter les inévitables pénalités infligées par la Commission européenne ! Ce petit dernier badgé des six étoiles ne possède ni transmission intégrale, ni moteur à cylindres opposés, comme les autres modèles de la gamme. Il n'est donc pas vraiment porteur de l'ADN de la marque.
Hormis sa calandre en forme d'ailes redessinée qui lui est propre, ce véhicule long de 3,99 m, fabriqué dans les usines Toyota, reprend tout de son faux jumeau, des panneaux de carrosserie aux motorisations, en passant par la planche de bord et les aménagements intérieurs. Grâce à un empattement de 2,55 m, il offre un habitacle plutôt spacieux et permet à quatre adultes d'y prendre place aisément. Sa compacité et sa maniabilité le rendent parfaitement adapté à la circulation urbaine, d'autant que sa visibilité périphérique est remarquable.
Cette relative aisance est à mettre au crédit d'une motorisation diesel 1.4 D de 90 ch, parfaite pour mouvoir les 1 135 kg du véhicule. Quant à ses 205 Nm de couple disponibles, de 1 800 à 2 800 tr/min, ils lui confèrent une bonne aisance, sauf à bas régime. Pour ne pas faire trop d'ombre à son parrain, Subaru ne distribue donc le Trezia que dans la seule finition haut de gamme, d'où un prix pas vraiment compétitif. Assez étonnant.
Parmi les points forts du Subaru Trezia figurent l'habitabilité, des consommations mesurées, la modularité et le diesel de 90 ch. Il pâtit en revanche de sa boîte robotisée, de son prix, d'un manque de reprise du moteur et d'une certaine absence de personnalité.
Côté chiffres, le Trezia atteint 175 km/h en vitesse de pointe, pour des consommations de 5,0 l/100 km en ville, 4 l sur route et 4,3 l en mixte. Il mesure 3,99 m de long, 1,69 m de large et 1,59 m de haut, avec un réservoir de 52 litres, un poids de 1 135 kg et un coffre de 429 litres, pour des émissions de 113 g/km de CO2. Son 4 cylindres turbodiesel de 1 364 cm3 développe 90 ch à 3 800 tr/min et 205 Nm de couple à 1 800 tr/min, associé à une boîte manuelle à 6 rapports et une transmission avant.
Le Toyota Verso S (à partir de 17 900 €), son cousin de plateforme, peut compter sur une modularité astucieuse et des volumes assez généreux ; combiné à une bonne visibilité périphérique, il s'adresse directement aux citadins, d'autant que son style insuffle un peu de gaieté et de dynamisme à l'ensemble, avec un volume de coffre de 429 litres bien positionné dans sa catégorie. Le Citroën C3 Picasso (à partir de 17 900 €) a quant à lui redonné ses lettres de noblesse au concept de monospace compact grâce à son charme : bouille sympathique et moderne, habitacle lumineux (3,37 m² de surface vitrée) et spacieux, il sait joindre l'utile à l'agréable. Basé sur la plate-forme de la 207, ce crossover urbain se distingue par un comportement rigoureux et des motorisations manquant un peu de caractère.