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Essais

Essai et avis Saab 9-3 Sport-Hatch

Intégrée à General Motors, Saab doit composer avec une plateforme Vectra partagée et une production bientôt délocalisée chez Opel pour la future 9-3. Le break Sport-Hatch arrive en attendant, sursis bienvenu pour une marque qui veut préserver son âme.

Saab Sport-Hatch : un break 9-3 bienvenu

Les temps sont durs pour Saab. Contrainte de s'allier à un grand groupe automobile pour survivre, la marque suédoise, aujourd'hui intégrée à General Motors, doit se battre pour préserver sa spécificité sans perdre son âme ni ses emplois. Économie et productivité sont à l'ordre du jour. GM a ainsi annoncé que la future 9-3, qui sera basée, comme le modèle actuel, sur une plateforme de Vectra, sera construite chez Opel à l'horizon 2008. En contrepartie, l'usine suédoise fabriquera une petite Cadillac, la BLS, et GM s'est engagé à produire des Saab en Suède jusqu'en 2010. Après, tout est possible.

En attendant, la 9-5 et la 9-3 continuent leur carrière. La première sera restylée en fin d'année et la deuxième voit sa gamme s'élargir avec l'arrivée du break Sport-Hatch. Un plus certain pour le réseau, dont le nombre de points de vente en France pourrait passer de 60 à 90 en trois ans, pour assurer enfin une bonne couverture du territoire.

Dérivé de la berline 9-3, le break Sport-Hatch en reprend la plateforme, celle de la berline Vectra. Il ne bénéficie donc pas de l'allongement de l'empattement du break Vectra et garde une longueur contenue. Il n'en affiche pas moins un design caractéristique, avec de grands feux blancs verticaux, mais ne gagne rien en capacité de coffre, à moins bien sûr de replier la banquette. Que ce soit en série (cache-bagages pratique, coffre de rangement, etc.) ou grâce à des options (filet, etc.), l'aménagement du compartiment arrière donne satisfaction.

Dans l'habitacle, on retrouve le confort et l'ambiance Saab (clé près du levier de vitesses, aérateurs spécifiques), et sous le capot, des moteurs à la hauteur. Les diesel 1.9 TiD de 120 et 150 ch, introduits dans la berline en septembre dernier, feront le gros des ventes, mais le nouveau V6 turbo essence de 250 ch, très silencieux, tirera le Sport-Hatch vers le haut par ses capacités et son image. Il sera associé à une boîte de vitesses manuelle ou automatique à 6 rapports.

Parmi les points forts relevés lors de cet essai : un design réussi, la présentation, le confort, la sécurité, l'agrément de conduite, la consommation en diesel, l'aménagement du coffre, ainsi que la souplesse et les performances. On regrettera en revanche une capacité de coffre moyenne, une modularité limitée, l'absence de lunette ouvrante ou de hayon motorisé, l'habitabilité arrière, une finition légère par endroits et un confort perfectible au centre de la banquette arrière.

Sur le plan technique, cette traction, break 5 portes et 5 places, mesure 4,65 m de long, 1,76 m de large et 1,50 m de haut, pour un coffre de 419 à 1 273 litres et un réservoir de 62 litres. Les moteurs essence se déclinent en 1.8i de 1 796 cm3 (8 CV, 122 ch), 1.8t de 1 998 cm3 (9 CV, 150 ch), 2.0t de 1 998 cm3 (11 CV, 175 ch ou 13 CV, 210 ch) et 2.8 V6 de 2 792 cm3 (250 ch, version Aero), tandis que les diesel 1.9 TiD de 1 910 cm3 développent 120 ch (7 CV) ou 150 ch (9 CV), associés à des boîtes de vitesses manuelles ou automatiques à 5 ou 6 rapports. Les consommations mixtes normalisées s'établissent à 8,1 l/100 km pour le 1.8i, 8,2 l/100 km pour le 1.8t, 8,3 l/100 km et 8,5 l/100 km pour les deux versions du 2.0t, 10,2 l/100 km pour le 2.8 V6, 5,9 l/100 km pour le TiD 120 ch et 6,1 l/100 km pour le TiD 150 ch.

Face à lui, deux rivales se distinguent, outre les autres breaks Saab. L'Audi A4 Avant, à partir de 27 620 euros, bénéficie de la solide réputation de la marque et apparaît comme la référence du segment : la contenance de son coffre, bien aménagé, n'est pourtant pas très grande, pouvant varier de 377 à 442 litres ; l'A4 Avant existe en quatre roues motrices, avec une belle présentation, une finition de qualité et un prix haut de gamme. La Jaguar X-Type Estate, également à partir de 27 620 euros, peu répandue, n'en est pas moins élégante et se distingue par sa décoration intérieure tranchant avec les standards allemands ; son coffre offre 445 litres, mais sa gamme de moteurs n'est pas très étendue et ne comporte qu'un diesel, un 2 litres de 130 ch assez vigoureux, mieux placé en prix que les moteurs essence.

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