Essai et avis Fiat Punto Restylée
Pour son restylage de mi-carrière, la Fiat Punto troque ses mini-phares controversés contre de grands optiques consensuels. Tenue de route et freinage restent excellents, le confort progresse, mais la planche de bord bicolore gagne peu en qualité perçue.
Fiat, au creux de la vague, annonce une troisième restructuration et une importante recapitalisation. On souhaite que tout cela fonctionne, car les produits à venir sont excellents. La Gingo, qui remplace la Panda en fin d'année, et l'Idea, petit monospace sur base Punto, ont séduit l'Europe entière lors du dernier Salon de Genève et doivent sortir le constructeur turinois de l'ornière.
En attendant, la Punto reprend du poil de la bête suite à l'habituel « face-lift » subi à la moitié de son existence. Très controversés, les mini-phares de la Punto de 1999 laissent la place à des optiques de grande taille : c'est la mode, elle y gagne en harmonie ce qu'elle perd en personnalité.
À l'arrière, seuls les feux changent ; la planche de bord devient bicolore (comme la C3 !) sans vraiment progresser en qualité. Tenue de route et freinage excellents, confort et insonorisation en progrès, toujours aussi habitable et pratique : la Punto reste égale à elle-même et imbattable côté rapport prix-prestations. Avec deux carrosseries, 6 finitions, 7 moteurs, 4 boîtes mécaniques (dont une à 6 rapports) et 2 automatiques, la gamme la plus étoffée de la catégorie s'est enrichie de deux petites merveilles.
Grâce à 5 mini-injections au lieu d'une, le turbodiesel 1.3 Multijet 16V offre 70 ch et surtout 180 Nm de couple à 1 750 tr/min, pour seulement 1 251 cm3. Cette seconde génération de common rail est stupéfiante, encore plus sobre malgré son tempérament : elle rugit et vibre à peine plus que l'autre surdoué de la bande, l'essence Fire 1.4 16V de 95 ch. S'il n'offre que 128 Nm à 4 500 tr/min, il reste vif et plein d'allant à toutes les allures, un vrai régal qui donne à cette citadine d'incontestables galons de routière.
Ainsi rajeunie, voilà la Punto revenue au meilleur niveau : Fiat France y croit tellement qu'il la relance comme un nouveau modèle !
Parmi les points forts : un excellent rapport prix-prestations, de nouveaux moteurs, de bonnes qualités routières, la direction électrique assistée et la commande de boîte. Côté points faibles : un habitacle inchangé, la qualité de certains matériaux, des trépidations sur mauvaise route, seulement deux airbags, et une boîte 6 vitesses qui consomme trop.
Berline, traction, 3 ou 5 portes, 5 places. Longueur 3,84 m (3 portes) ou 3,865 m (5 portes), largeur 1,66 m, hauteur 1,48 m. Coffre de 264 à 295 litres. Réservoir de 47 litres (essence) ou 49 litres (gazole). 5 moteurs essence, 2 moteurs diesel. Consommations normalisées urbain/extra-urbain/mixte (l/100 km) : Fire 1.2, 7,3/4,8/5,7 ; Fire 1.2 16V, 7,6/5,0/6,0 ; Fire 1.4 16V, 7,8/5,1/6,1 ; 1.8 16V, 11,5/6,4/8,3 ; 1.3 Multijet 16V, 5,6/3,9/4,5 ; 1.9 JTD, 6,6/4,0/4,9 ; 1.9 Multijet, 7,3/4,1/5,3.
Parmi les rivales de la Fiat Punto, la Citroën C3 (à partir de 11 450 €), quasiment comparable en dimensions et poids, disposait aussi du meilleur diesel, le 1.4 HDi de 70 ch ; mais Fiat le dépasse, son 1 251 cm3 70 ch donnant 30 Nm de couple en plus, au même régime. Pour le reste, on pourra préférer l'esthétique de la C3, mais à égalité d'équipement, elle est beaucoup plus chère que la Punto, entre 1 000 et 2 000 €. Autre rivale, la Nissan Micra (à partir de 11 450 €), bien plus fraîche et amusante, renvoie la nouvelle Punto se faire une beauté ! Son intérieur est aussi bien mieux conçu et réalisé que celui de l'Italienne, ses qualités routières sont équivalentes, avec du confort en plus. La Nissan rétrograde toutefois par la faute de ses prix élevés, d'une gamme plus courte et de l'absence d'un vrai diesel en attendant le 100 ch.