Essai et avis Mercedes-Benz Classe A et Classe B
Longtemps jugées sévères et chères, les Classe A et B ont fini par trouver leur public en restant fidèles à la philosophie maison. La Classe B, simple Classe A rallongée de 39 cm, s'attaque au Scénic malgré un tarif élevé et un confort ferme.
Lorsqu'il a décidé de passer à la traction avant pour son petit monospace Classe A, on attendait Mercedes au virage. Les débuts furent effectivement cahoteux, mais Stuttgart a tenu bon et tout remis en ordre. La philosophie maison, faite de voitures raisonnables, un peu sévères, rigoureuses et chères, a fini par faire de cette petite urbaine de 3,88 m une vraie Mercedes. En 3 ou 5 portes, avec une foule de moteurs et une bonne finition, la Classe A a trouvé sa clientèle et l'a fidélisée.
Parcours plus aisé, et victoire aussi, pour la Classe B : seulement disponible en 5 portes, c'est une Classe A rallongée de 39 cm. Plus logeable, elle s'attaque aux monospaces compacts comme le Scénic, et malgré un prix élevé et un confort ferme, elle aussi a réussi à faire son trou. Ainsi stabilisées, les deux voitures sont restylées ensemble. À part les calandres à « grosse étoile » reprises de la Classe C, qui les rendent plus dynamiques, il ne s'agit que de détails, à l'extérieur comme à l'intérieur.
À défaut de surprise, Mercedes tente de séduire en allant « dans le bon sens », avec des consommations à la baisse et des versions A et B « écolo » Blue Efficiency, dotées du stop-start, de la récupération d'énergie au freinage et de suspensions abaissées : pour la A 160 CDI, à 119 g de CO2, c'est un bonus de 700 € ! Dans le même ordre d'idée arrivera, fin 2008, une Classe B bicarburation GNV (gaz naturel). En option, les Classe A et B peuvent aussi recevoir un Parktronic qui indique d'abord si l'on peut rentrer dans le créneau, puis s'en charge seul — et bien ! — dès lors que la place mesure 1,30 m de plus que la voiture : il sera meilleur que vous.
Remises à niveau, bien finies, plus dynamiques que confortables, avec 4 finitions mieux équipées, les Classe A et B restent chères mais recommandables. Il est seulement agaçant de devoir payer en option un limiteur de vitesse, un filtre à particules ou une peinture métallisée, qui devraient être de série à ces prix-là.
Ces deux Mercedes séduisent par un style plus flatteur, leur finition, leur fiabilité, un équipement de base correct, la richesse des motorisations et des tarifs maintenus. Elles pèchent par une modularité basique, des sièges arrière amovibles proposés en option, un confort perfectible, des filtres à particules en option et des prix élevés.
Sur le plan technique, ce sont des monospaces à 3 ou 5 portes, 5 places : la Classe A mesure 3,88 m de long, 1,76 m de large et 1,59 m de haut, la Classe B 4,27 m x 1,78 m x 1,60 m. Le coffre varie de 435 à 1 350 litres pour la Classe A, de 550 à 1 530 litres pour la Classe B, pour un réservoir commun de 54 litres. Côté essence, les motorisations vont de 95 ch (1,5 l) à 193 ch (2 l turbo) ; côté diesel, le 2 l CDI décline 82, 109 ou 140 ch, dont une version Blue Efficiency à 119 g de CO2.
Sur ce segment, la Classe A affronte la Lancia Musa, clone luxueux de la Fiat Idea sur base Punto, qui joue le haut de gamme avec des lignes élégantes, une banquette arrière réglable en trois parties et un coffre agrandi à 395 litres — la seule à offrir un service VIP inclus dans le prix. Elle croise aussi le Renault Scénic, dont l'écart de prix ne cesse de se réduire : moins luxueux, mais à l'habitacle mieux conçu et plus pratique, avec un coffre de 430 litres, plus de rangements et nettement plus de confort, porté par une gamme de finitions et de motorisations très complète.