Essai et avis Subaru Outback
Le Subaru Outback mise sur un châssis efficace, une garde au sol généreuse et un coffre modulable pour jouer les baroudeurs du quotidien. Mais la commande de boîte peu agréable et le tarif élevé viennent nuancer le tableau.
L'Outback Subaru s'appuie sur des mesures relativement imposantes. Il est plus long que la précédente génération et que ses concurrentes : 6 cm de plus qu'un A4 Allroad et 6 de moins qu'un Volvo XC70. Il repose sur des roues de 17 pouces. La garde au sol de 20 cm se bonifie avec le système de retenue en côte, très pratique. À défaut de vitesses courtes, il bloque les freins, en montée comme en descente, quand le véhicule est arrêté dans les pentes supérieures ou égales à 5 %.
Une âme de baroudeur
Les rails de toit, de série, lui confèrent une âme de baroudeur. Les matériaux utilisés à bord et le design de l'habitacle sont un peu communs, mais les commandes bénéficient d'une bonne ergonomie. La banquette arrière 2/3-1/3 est bien servie par des commandes situées dans le coffre : cela permet de la rabattre d'un seul geste pour dégager un plancher quasiment plat. Les équipements de série sont satisfaisants avec, notamment, un GPS situé judicieusement. Le coffre, qui varie de 526 à 1 726 litres, est du même acabit. Et les passagers à bord bénéficient d'un confort de suspension agréable.
Les moteurs boxer (pistons sur deux rangées à l'opposé les uns des autres) accueillent désormais un diesel 4 cylindres (150 ch, filtre à particules norme Euro5). Il est lié à une boîte manuelle à six rapports.
Motricité optimale
Un petit bémol : le bruit, qui contraste un peu avec sa tonicité. Alors que la direction électrique, équilibrée et rassurante, ou le freinage, bien en rapport avec les 1 571 kg à vide, en font un petit 4x4 confortable et agile sur la route. La motricité optimale est secondée par un efficace antidérapage type ESP (VDC dans cette marque).
Pour 34 900 € (5 000 € en plus pour la version la plus aboutie : intérieur cuir, toit ouvrant en verre, caméra de recul et GPS), l'Outback Subaru s'appuie sur une véritable polyvalence route-chemins. Son comportement routier s'avère très serein. Un vrai passe-partout.
Points forts
- Châssis efficace et confortable
- Équipement riche
- Habitabilité et modularité du coffre
Points faibles
- Commande de boîte peu agréable
- Souplesse du moteur à bas régimes
- Tarif élevé et revente à voir
Boîte de vitesses : 6. Vitesse maxi : 195 km/h. De 0 à 100 km/h : 9''7. Ville : 7,7 l/100 km. Route : 5,6 l/100 km. Mixte : 6,4 l/100 km. Longueur : 4,775 m. Largeur : 1,820 m. Hauteur : 1,695 m. Empattement : 2,745 m. Réservoir : 65 l. Poids : 1 571 kg. Coffre : 1 726 l. Moteur : diesel 4 cylindres. Cylindrée : 1 998 cm3. Puissance : 150 ch à 3 600 tr/mn. Transmission : intégrale.
La Subaru Outback face à ses concurrentes
Audi A4 Allroad, à partir de 48 750 € : L'Audi Allroad se pare de quelques petits raffinements conformes à ses aptitudes tout-terrain : protections en inox avant et arrière, calandre moins haute et plus verticale, boucliers inédits. Cinq modes appelés « dynamic, automatic, comfort, allroad et lift » sont proposés. Les trois premiers sont principalement réservés à la route. En position « automatique », l'ordinateur règle les amortisseurs, en tenant compte de la nature du revêtement et du style de conduite.
Volvo XC70, à partir de 32 300 € : 4x4 compact, le Volvo XC70 est un faux franchisseur, plus destiné à une confortable conduite sur le bitume qu'à remporter des trophées sur routes embûchées. La motorisation présentée ici sous le nom de D5 est un turbodiesel d'une cylindrée de 2 401 cm3. Sur la route, il est extrêmement plaisant à conduire : il donne un réel sentiment de force et de puissance à son bord ; il est aussi très confortable et agréable pour les passagers.