Essai et avis Kia Venga
Le Kia Venga mise sur l'habitabilité et la garantie de 7 ans / 150 000 km plutôt que sur l'audace stylistique, un comble pour un modèle signé Peter Schreyer, le père du coupé Audi TT. Un minispace discret mais malin dans son gabarit de citadine.
À mi-chemin entre une polyvalente classique et un monospace, le Venga (mot espagnol signifiant « allez ») partage la plateforme rallongée du crossover compact Soul. Il doit permettre à Kia de dépasser le seuil fatidique de 1 % de parts de marché dans l'Hexagone. Entièrement développé et conçu en Europe pour coller au plus près aux exigences des consommateurs, ce produit assez discret séduit avant tout par ses prestations intérieures et sa garantie de 7 ans ou 150 000 km.
L'ensemble est plutôt réussi, sans être marqué par une grande originalité : on reconnaîtra que Peter Schreyer, le père du premier coupé Audi TT, nous a habitués à plus séduisant. Ses 4,07 m de long en font pourtant une parfaite citadine, tandis que son empattement de 2,60 m et son importante garde au toit lui garantissent une belle habitabilité.
Avec de telles mensurations, le Venga se place en concurrence directe des C3 Picasso, Grand Modus et Opel Meriva. Son excellente modularité et son espace à bord sont des critères de séduction indéniables pour les familles. Grâce à son coffre à double fond, il offre un volume variant entre 440 et 570 litres, qui ne grimpe qu'à 1 253 litres banquette arrière rabattue, en raison d'une forme moins cubique que ses concurrents.
Position de conduite haute, grand toit ouvrant panoramique en option à 800 € qui inonde l'habitacle de lumière, commandes de boîte très souples, direction précise, freinage efficace : le petit dernier de Kia est vraiment agréable à vivre. Sauf qu'à vouloir contenter le plus grand nombre avec des motorisations assurées par deux « quatre cylindres » de 90 ch, essence comme diesel, qui manquent de caractère, associées à un châssis assez rigide et des suspensions fermes, le confort moyen s'en trouve forcément altéré. Une petite erreur de jeunesse.
Ligne dynamique, garantie de 7 ans, bel espace à vivre et bonne modularité, comportement routier convaincant et dotation de série généreuse, avec l'ESP en standard, comptent parmi les points forts de ce Venga. On lui reproche en revanche un Stop & Start proposé seulement en option, des suspensions fermes, des moteurs un peu apathiques et une instrumentation limitée.
Sur la fiche technique, le Venga diesel essayé atteint 167 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 14,5 secondes, pour une consommation mixte annoncée de 4,5 l/100 km (5,2 l en cycle urbain). Il mesure 4,06 m de long, 1,76 m de large et 1,60 m de haut, pour un empattement de 2,61 m, un réservoir de 48 litres, un poids de 1 270 kg et un coffre de 440 à 570 litres ; ses émissions de CO2 s'établissent à 117 g/km. Son moteur 4 cylindres 16 soupapes de 1 396 cm3 développe 90 ch à 1 750 tr/min.
La Kia Venga face à ses concurrentes
Face à lui, le Renault Grand Modus 1.5 dCi 85 ch, à partir de 18 050 €, plus long d'une dizaine de centimètres, tire son épingle du jeu grâce à de nombreux rangements répartis dans l'habitacle ; sa conduite se fait douce et relaxante, avec un comportement routier sain et rassurant, gentiment sous-vireur. Le Nissan Note s'est quant à lui offert une sérieuse évolution, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, avec davantage de technologies telles que le régulateur de vitesse, le radar de recul et le système Nissan Connect ; son turbodiesel 4 cylindres compte parmi les plus propres et les plus économiques du segment des familiales compactes.