Essai et avis Seat Leon Cupra ST
Break sportif à l'autobloquant redoutable et au châssis performant, la Leon Cupra ST offre un rapport prix-prestations imbattable en partageant l'essentiel de ses pièces avec la Golf. Son coffre de 587 à 1 170 litres en fait une alternative crédible.
Break sportif accueillant, rapport prix-prestations des plus intéressants alors qu'elle partage l'essentiel des pièces avec la Golf, autobloquant et châssis redoutablement performant : la Seat Leon Cupra ST fait figure d'épouvantail dans une niche de marché pour le moins réduite.
Avec l'allongement de son porte-à-faux, la Leon se transforme en un break compact doté d'un grand volume de coffre, de 587 à 1 170 litres, tout en offrant un design élégant et dynamique. Comme tous les produits du groupe Volkswagen, elle séduit par sa qualité de fabrication et son ergonomie rigoureuse. Sa silhouette étirée, 4,54 m de long sur 1,82 m de large, colle à merveille avec la définition sportive qu'elle représente, même si ses attributs stylistiques (imposantes jantes, bouclier enveloppant et deux sorties d'échappement) auraient pu être un peu plus nombreux. En fait, la turbulente Leon ST Cupra reprend trait pour trait le dessin de ses petites sœurs, ainsi que son équipement ultra complet, qui intègre notamment les phares à LED, les suspensions pilotées, un GPS couleur à écran tactile ou encore un système audio de qualité, avec neuf haut-parleurs et un caisson de basses.
Au démarrage, la sensation de puissance de l'excellent bloc 2.0 TSI est bien présente, même si le 4 cylindres turbo à injection directe se réveille silencieusement. Avec une cavalerie de 280 chevaux, la Leon Cupra ST possède des performances hors normes, malgré 45 kg de surcharge pondérale par rapport à la berline. Moteur souple et très discret, direction précise et incisive, suspension prévenante : ce break familial n'attend qu'un signe pour sortir de sa boîte. Bien campé sur ses jantes larges, en pleine charge, il aborde les enchaînements sans le moindre roulis, le tout passant au sol avec une insolente sérénité, grâce à l'autobloquant piloté qui assure une motricité sans faille en sortie de courbe.
Cette prouesse se paie par une suspension excessivement ferme en mode Cupra, que l'on peut modifier grâce à l'amortissement piloté DCC, via un sélecteur de mode offrant la possibilité de revenir en « standard », voire « confort ». Comme pour la SC et la berline, le break peut être commandé avec la transmission manuelle ou la boîte DSG. Le plus étonnant dans tout cela, c'est que les sensations de conduite, aussi bien sur route qu'en ville, sont très proches de celles ressenties à bord de la berline, pour un surcoût de 1 150 euros par rapport à la cinq-portes.
Parmi les points forts relevés lors de cet essai : l'agrément boîte-moteur, un équipement complet, l'habitabilité et le coffre, ainsi que l'efficacité du châssis. On regrettera en revanche un amortissement un peu ferme, un design trop sobre, ainsi que les tarifs et le malus.
Sur le plan technique, cette version associe une boîte manuelle à 6 rapports à un moteur 4 cylindres turbo à injection directe essence et distribution variable, de 1 984 cm3, développant 280 ch à 5 700 tr/mn pour un couple de 350 Nm à 1 750 tr/mn. La vitesse maximale atteint 250 km/h, le 0 à 100 km/h s'effectue en 6,1 secondes, pour une consommation mixte de 6,7 l/100 km et des émissions de CO2 de 157 g/km. Elle mesure 4,53 m de long, 1,81 m de large et 1,45 m de haut, pour un empattement de 2,62 m, un réservoir de 50 litres, un poids de 1 440 kg et un volume de coffre de 380 à 1 470 litres. Côté tarifs, comptez 34 405 euros en boîte manuelle et 36 205 euros en boîte DSG6.
Face à elle, deux rivales se distinguent. La Ford Focus SW, à partir de 31 200 euros, propose en plus d'un 2 litres turbo essence une version sportive de son 4 cylindres diesel de capacité identique ; c'est ce dernier, avec ses 250 ch et 360 Nm de couple, qui est le plus intéressant, même si son tempérament assez explosif prend assez fréquemment le pas sur la motricité, en raison d'un amortissement orienté vers le confort : ce break n'est clairement pas une sportive. La Skoda Octavia Combi RS, à partir de 31 130 euros, avec son sens pratique particulièrement développé et un prix toujours aussi compétitif, continue de ravir les pères de famille pressés, d'autant qu'elle règne en maître de l'espace avec un volume de coffre de 610 à 1 740 litres ; avec son gain de puissance, 230 ch, la Tchèque a musclé son jeu, mais ce ne sont pas tant les 10 ch supplémentaires du 2.0 TSI qui la transforment que l'ajout du différentiel autobloquant électronique.