Essai et avis Seat Exeo ST
Le break Exeo ST ne s'éloigne guère de la berline, à peine plus long, mais gagne un hayon plus pratique et un coffre généreux de 442 à 1 354 litres. L'espace arrière reste toutefois un peu compté, comme sur l'Audi A4 dont elle est dérivée.
Une autre déclinaison en break lui confère une touche plus allemande chez les berlines espagnoles. Ce Sport Tourer ne varie cependant pas tellement de sa berline. Elle est à peine plus longue et offre un espace limité, comme l'Audi A4 par ailleurs. L'Exeo ST offre 442 litres au minimum et 1 354 litres tous sièges rabattus.
Le nouveau hayon est plus facile à l'usage. L'habitacle ne renferme que peu de changements par rapport à la berline, et la qualité est au rendez-vous. Même si l'espace aux places arrière est un peu restreint, cette Seat est particulièrement accueillante. L'une des principales nouveautés est l'apparition d'un système audio Bose constitué de dix haut-parleurs, qui s'appuie sur une grande caisse de résonance et une bonne isolation phonique. La force de cette ST s'exprime à travers des équipements très complets dès l'entrée de gamme.
La version ST bénéficie des TDI common rail, moins rugueux que leurs ancêtres. Même régime que la berline : le break bénéficie des TDI 120 ch (disponible en septembre), 143 ch et 170 ch. La gamme de moteurs essence compte également trois modèles, à commencer par le 1.6 de 102 ch, suivi du (vieux) 1.8 turbo de 150 ch, et enfin le 2.0 TSI à injection directe développant 200 ch.
Le nouveau système WIV indique en temps réel le nombre de kilomètres restant à parcourir avant la prochaine vidange et le changement des plaquettes ; son introduction s'accompagne d'un indicateur de changement de rapports, utile pour le porte-monnaie et pour la planète. Le confort est favorisé par le concept de « châssis agile », qui permet à l'auto de virer à souhait rapidement en se faufilant dans la circulation sans trop de lourdeur. Ce Sport Tourer porte bien son nom : il s'impose comme un véhicule abouti à consonance sportive, qui pour une fois ne fait pas l'impasse sur l'aspect agréable. Pour la version TDI 143 ch, cœur de gamme, les tarifs démarrent à 26 350 euros.
Parmi les points forts relevés lors de cet essai : des tarifs compétitifs, le confort d'utilisation et la qualité de fabrication. On regrettera en revanche le volume de coffre, l'espace arrière et la modularité.
Face à elle, deux rivales se distinguent. L'Opel Insignia Tourer, à partir de 22 500 euros, mise sur son Flexorganizer qui permet d'optimiser le rangement, son hayon motorisé séquentiel, son 2.0 CDTI 190 ch réactif et sobre, son confort général et son bon niveau de sécurité active et passive, ainsi que la qualité à bord ; on lui reprochera un volume de coffre dans le bas de la catégorie, un manque d'agilité et un poids conséquent, notamment en version 4x4. La Citroën C5 Tourer, également à partir de 22 500 euros, séduit par sa suspension oléopneumatique excellente à vide comme en charge, une excellente position de conduite, une instrumentation lisible, une insonorisation et une sécurité passive très soignées, une présentation et une qualité des matériaux séduisantes, ainsi qu'une bonne habitabilité et une ligne réussie ; on lui reprochera un poids assez élevé, qui joue sur la consommation.