Essai et avis Skoda Octavia GreenLine
Avec sa version GreenLine, l'Octavia affiche 99 g de CO2/km et revendique le titre de familiale « verte » la plus économique de sa catégorie, sans se distinguer d'une 1.6 TDI. Habitabilité et châssis solides, mais diesel apathique à bas régime.
Chaque constructeur y va de sa recette afin d'économiser les précieuses ressources énergétiques. Dans le groupe Volkswagen, c'est au tour de Skoda de bénéficier des modèles écologiques. Avec GreenLine vous êtes dans le vertueux.
Parmi tous les modèles tchèques (de la Fabia à la Superb) ayant droit à cette optimisation en termes de consommation, notre choix s'est porté sur l'Octavia, une sage berline tricorps aux généreux volumes née en 2004. Si cette familiale « verte » ne peut se distinguer d'une 1.6 TDi ordinaire, avec ses 99 g de rejets de CO2 par kilomètre, elle s'affiche comme la plus écologique du segment, avec en prime, une consommation à faire pâlir d'envie la concurrence. Et ceci, sans que l'agrément de conduite et encore moins le tarif ne se trouvent sacrifiés sur l'autel de l'efficience.
Performances intéressantes
Précision qui a son importance, le terme GreenLine ne définit plus une finition comme auparavant, mais uniquement une motorisation, 1.2 TDi (Fabia et Roomster) et 1.6 TDi (Yeti, Octavia et Superb) couplées au système Start & Stop. Pour garantir un appétit de moineau, l'Octavia ne pouvait en effet s'appuyer que sur son 1.6 TDi fournissant 105 ch au régime élevé de 4 400 tr/mn pour un couple de 250 Nm.
Moteur à la cylindrée réduite, monté à faible résistance au roulement, Start & Stop, profil affiné pour une meilleure aérodynamique, sans oublier le châssis sport abaissé de 15 mm, le compte est bon pour avancer en style éco, avec un chiffre de 3,8 l/100 km et autour de 5 litres en conduite normale. Si les rapports de pont allongés et la boîte à cinq rapports ne pénalisent pas les performances, reconnaissons que l'agrément de conduite manque un peu de saveur. Une question de philosophie (la raison) au moment de l'acte d'achat.
Proposée à un tarif de 22 245 €, ce qui est raisonnable au vu d'un équipement très complet, l'Octavia GreenLine est à l'évidence une belle affaire.
Points forts
- Prix/équipements
- Habitabilité et coffre
- Sobriété
- Châssis
Points faibles
- Apathie du diesel à bas régime
- Intérieur austère
Couple : 250 Nm de 1 500 à 2 500 tr/mn. Boîte : manuelle à 5 rapports. Conso mixte (données constructeur) : 3,8 l/100 km. Cycle urbain : 4,7 l/100 km. Extra-urbain : 3,4 l/100 km. Longueur : 4,56 m. Largeur : 1,76 m. Réservoir : 55 litres. Coffre : 585 litres. Émission de CO2 : 99 g/km (bonus : 400 €). Moteur : 4 cylindres en ligne, diesel. Cylindrée : 1 598 cm3. Puissance : 105 ch à 4 400 tr/mn.
La Skoda Octavia face à ses concurrentes
Jetta VW 1.6 TDi Blue Motion, à partir de 22 780 € : En gagnant son indépendance par rapport à la Golf 2 « à coffre », la Jetta de sixième génération offre une habitabilité remarquable. L'air de famille est toujours là, même si les lignes sont nettement plus nerveuses. Avec 1,4 tonne sur la balance, elle peut être considérée comme une berline assez lourde. Grâce à son couple de 250 Nm, cette version s'en sort fort bien.
508 Peugeot 1.6 HDI, à partir de 22 780 € : La Peugeot flatte l'œil. Elle n'a d'ailleurs jamais semblé si « allemande ». Cette ligne classique vieillira certainement mieux que celle de la 407. Reste que quelques chevaux (112 ch) de plus n'auraient pas été de trop pour profiter de cet excellent châssis. En matière d'efficacité et d'équilibre, la 508 fait référence.