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Essais

Essai et avis Alfa Romeo Giulietta Restylée 2016

Restylée en 2016 avec une calandre en nid d'abeilles et un diesel 1.6 JTDm de 120 ch, la Giulietta conserve une ligne qui vieillit bien et une boîte auto agréable. Mais habitabilité arrière et coffre trop petit restent ses talons d'Achille.

Alfa Romeo Giulietta, la classe à l’italienne avec cette couleur rouge qui lui va si bien

En France, depuis 2010, la Giulietta s'est écoulée à 33 350 exemplaires, pas de quoi fouetter un chat. Reste que la marque italienne, c'est une question de passion et de passionnés, ce côté sportif classe et cette ambiance Dolce Vita qui résument si bien l'Italie.

La nouvelle Giulietta, en vente depuis mars 2016, version III, c'est un côté encore plus sportif, une couleur rouge de référence (désormais gratuite), mais également un nouveau moteur turbodiesel avec le 1.6 JTDm 120 ch et surtout une boîte auto à double embrayage Alfa TCT. Le changement le plus visible se situe à l'avant, avec cette calandre en nid d'abeilles et le pare-chocs redessiné formant le légendaire trilobo avec le nouveau logo de la marque, plus épuré. À l'arrière, le changement est encore moins important : la signature Giulietta se situe sous le feu droit et la typographie a été revue. Bref, pas de véritable révolution, et tant mieux : la Giulietta vieillit tellement bien.

Côté intérieur, pas beaucoup d'évolutions non plus. Le côté presque vintage de la présence d'un frein à main mécanique et d'une véritable clé, même sur les finitions hautes, ferait presque sourire. Pas de révolution côté habitabilité : les rangements intérieurs sont toujours aussi rares, de même que le volume de chargement du coffre, seulement 350 litres. À l'arrière, rien d'exceptionnel non plus, avec un espace aux jambes juste convenable.

Côté moteur, il faut noter la disparition du 105 ch diesel au profit du 1.6 JTDm 120 ch : puissance supérieure et couple généreux (320 Nm), associé à la boîte double embrayage DCT6, il donne un joli cocktail avec une transmission réactive dans les passages de rapports, et ce sans à-coups. Pour ce qui est de la tenue de route, la Giulietta ne se désunit jamais, avec des mouvements de caisse et un roulis bien contrôlés. Le moteur essence testé en 150 ch, également associé à la boîte double embrayage, est un vrai bonheur à conduire : les sensations sont encore meilleures, même si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, à chacun de se faire son avis.

La gamme de cette Giulietta restylée se compose, en essence, de quatre blocs (1.4 T-Jet de 120 ch, 1.4 MultiAir 150 et 170 ch, et 1750 TBi 240 ch) et de trois diesels (120, 150 et 175 ch). En conclusion, ce lifting ne change pas les fondamentaux de cette Giulietta : les années n'ont que peu d'effet sur elle, sauf que l'arrivée de sa grande sœur, la Giulia, pourrait changer la donne.

Notre avis sur l'Alfa Romeo Giulietta

Points forts

  • L'agrément de conduite de la boîte auto à double embrayage
  • Une ligne qui vieillit bien
  • Un style dynamique

Points faibles

  • Peu de place à l'arrière
  • Le frein à main
  • Un manque d'habitabilité
  • Un coffre trop petit
  • Une visibilité périphérique perfectible

Côté fiche technique, cette traction est dotée d'une distribution par courroie crantée et poussoirs hydrauliques, d'une suralimentation par turbocompresseur et d'une injection directe Common Rail Multijet 2, associée à une boîte de vitesses à 6 rapports, automatique ou séquentielle à double embrayage, pour une vitesse maximale de 195 km/h et un 0 à 100 km/h en 10''2. La consommation moyenne normalisée s'établit à 3,9 l/100 km pour 103 g/km de CO2. La compacte mesure 4,35 m de long, 1,79 m de large et 1,46 m de haut, pour un empattement de 2,63 m, un réservoir de 60 litres, un poids de 1 320 kg et un coffre de 350 litres. Son 4 cylindres transversal de 1 598 cm3, aux normes Euro 6, développe 120 ch à 3 750 tr/min, avec un couple de 280 Nm à 1 500 tr/min en mode Natural et 320 Nm à 1 775 tr/min en mode Dynamic.

Côté tarifs, cinq finitions et huit motorisations sont proposées : la Giulietta de base, de 21 690 à 24 190 € en essence et de 24 690 à 26 690 € en diesel ; la Giulietta Super, de 23 500 à 29 150 € en essence et de 26 500 à 32 250 € en diesel ; la Giulietta Lusso, de 28 600 à 31 750 € en essence et de 29 100 à 34 850 € en diesel ; la Veloce à 34 700 € (2 000 € de malus) ; et la Business, de 27 100 à 29 100 € en diesel.

L'Alfa Romeo Giulietta face à ses concurrentes

Face à elle, l'Opel Astra, à partir de 18 000 €, a frappé fort : agréable à conduire, plus habitable et particulièrement bien équipée, elle a été élue « voiture de l'année 2016 » et a su évoluer dans le bon sens avec ses kilos en moins, son esthétique recherchée et ses équipements modernes. Fidèle à la tendance du moment, l'Astra réalise 50 % de ses ventes en essence en France ; la compacte allemande propose neuf motorisations, avec un 4 cylindres diesel 1,6 litre décliné en 95, 110, 136 et 160 ch, et pour l'essence un 4 cylindres 1,4 litre atmosphérique de 100 ch, décliné en turbo de 125 et 150 ch, un 3 cylindres d'un litre de 105 ch et un 1,6 litre turbo de 200 ch. La Peugeot 308, à partir de 17 000 €, deuxième génération produite à Sochaux, est une pointure dans sa catégorie : son comportement routier est la plus belle réussite de Peugeot, avec un centre de gravité plus bas et un amortissement type confort qui lui donnent une efficacité impressionnante dans les enfilades menées à allure soutenue. Agile et précise, elle a été élue voiture de l'année en 2015, avec trois moteurs essence (trois cylindres 1.2 atmosphérique 82 ch, et 1.6 THP 125 et 155 ch) et deux diesels (1.6 HDi 92 et e-HDi 115 ch).

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