Essai et avis Renault Clio 4 Estate
Avec la Clio Estate, Renault s'essaie au « break de chasse », un genre réservé au haut de gamme. Les designers ont affiné la surface vitrée pour gommer l'effet parallélépipédique des breaks, sans toucher à la face avant de la berline.
Alors que la Clio 4 cherchait à donner une ligne de coupé, la version Estate se rapproche du « break de chasse », une notion habituellement réservée au secteur premium. Les designers ont cherché à gommer l'aspect parallélépipédique propre à ce type de véhicule en travaillant le rapport carrosserie/surface vitrée des faces latérales de la voiture. La surface vitrée va en s'effilant et apporte dynamisme et élégance.
Pour le reste, la face avant de la voiture reste identique à la berline, et à l'intérieur on peut faire le même constat. À noter que le siège passager avant peut se replier afin de faciliter le chargement. Signalons aussi que 15 mm de hauteur ont été gagnés aux places arrière.
Le comportement routier de la voiture reste qualitatif. Nous avons été agréablement surpris par le confort de suspension, qui semble un peu moins dur. Dotée d'une direction électrique précise, la version 90 ch dCi reste toujours aussi agréable à conduire, même si nous aurions aimé une boîte avec un rapport de cinquième plus court. Visiblement, la priorité a été donnée à la consommation, au CO2 et au bonus écologique. À noter que, dans le courant de l'année, sera proposée une version essence 4 cylindres 1.2 l de 120 ch équipée d'une boîte de vitesses à double embrayage ; en essence, cette motorisation viendra compléter le trois cylindres de 90 ch proposé actuellement.
Côté équipement, la Clio 4 Estate propose une double offre multimédia à partir d'une tablette intégrée. Radio, navigation et téléphone sont regroupés au sein du système Media Nav ou de R-Link. La différence est qu'avec R-Link, en option ou en série selon les modèles, la voiture est connectée, avec aujourd'hui une cinquantaine d'applications disponibles comme Pages Jaunes, le prix des carburants, Coyote, etc. Le système permet aussi de recevoir ses mails, lus par une voix de synthèse pendant que la voiture roule. Une voiture, un break et un bureau : c'est la Clio 4 Estate.
Parmi ses points forts : la qualité du moteur et la qualité routière, la ligne de la voiture et le design de la planche de bord, ainsi que le système R-Link. Côté points faibles : un rapport de boîte trop long en cinquième.
Sur la version essayée, le couple de 220 Nm à 1 750 tr/min est associé à une boîte manuelle à 5 rapports, pour une vitesse de pointe de 178 km/h et un 0 à 100 km/h en 11,6 secondes. La consommation mixte s'établit à 3,4 l/100 km (4 l en ville, 3,2 l sur route) pour 90 g/km de CO2. La voiture mesure 4,27 m de long, 1,73 m de large et 1,45 m de haut, pour un réservoir de 45 litres et un coffre de 443 litres. Son 4-cylindres diesel de 1 461 cm3 développe 90 ch.
Face à elle, la Peugeot 207 SW, à partir de 14 000 €, reste au catalogue de la firme sochalienne malgré l'arrivée de la 208 : elle se caractérise par un intérieur spacieux, avec une garde au toit à l'avant qui gagne 17 mm aux places avant et 24 mm à l'arrière, et une banquette arrière (1/3-2/3) rehaussée de 2 cm dont le mécanisme de repliage est ultra simple, pour une meilleure visibilité des occupants ; un toit en verre est disponible sur certaines versions. La Skoda Fabia Combi, également à partir de 14 000 €, l'un des rares petits breaks du marché, séduit extérieurement mais joue l'austérité à l'intérieur, malgré la qualité de fabrication ; l'habitacle du Combi est similaire à celui de la version classique, et la voiture gagne 26 cm en longueur (4,22 m) par rapport à la berline, avec l'avantage d'être bien dotée en rangements sur une base roulante de Polo.