Essai et avis Mercedes-Benz Classe E 4Matic
Avec 1 800 détails retouchés lors de son restylage, la Classe E reste fidèle à la propulsion tout en gardant au catalogue une rare version à quatre roues motrices, que BMW a abandonnée. Elle représente un quart des Mercedes vendues en France.
Dans la gamme Mercedes, la Classe E s'intercale entre la Classe C et la Classe S, c'est-à-dire que son gabarit correspond à celui de la future grande Peugeot, la 607. Très appréciée, cette Mercedes élégante, facilement reconnaissable à ses quatre phares ronds, est la plus vendue au monde dans sa catégorie ; en France, elle représente à elle seule le quart des Mercedes vendues. En septembre, elle a fait l'objet d'un léger restylage accompagné de quelques changements : 1 800 détails ont été modifiés. La boîte manuelle compte désormais 6 rapports, et des airbags de tête sont montés de série.
Fidèle à la propulsion, Mercedes n'en continue pas moins à proposer des voitures de route à quatre roues motrices, une technique que BMW, par exemple, a abandonnée. Le marché, c'est vrai, est restreint, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Mercedes n'équipe que trois modèles essence de la Classe E du système 4Matic : les E 280, E 320 et E 430. Obligatoirement associée à la boîte de vitesses automatique à 5 rapports, la transmission intégrale permanente fonctionne sans blocage de différentiels mais avec un contrôle électronique de motricité (ETS) : si une roue patine, elle est automatiquement freinée et le couple moteur est transmis sur l'autre roue. De plus, le système de régulation dynamique (ESP) aide à réduire les écarts de trajectoire en freinant, au besoin, une ou plusieurs roues et en diminuant le couple moteur.
Conduite
Au volant de la E 320 4Matic, nous avons pu apprécier l'apport bénéfique de ces deux systèmes sur des routes à mauvaise adhérence : motricité et stabilité y gagnent, tout comme l'impression de sécurité que l'on ressent en abordant des passages difficiles. Mais attention, la traction intégrale — comme l'ESP du reste — ne permettra jamais de dépasser certaines limites : ces systèmes doivent être considérés comme des aides, et non comme des jokers. Au-delà de sa transmission, la E 320 4Matic séduit par son grand confort, la vigueur de son moteur et la douceur des passages de vitesses. Une véritable invitation au voyage.
Elle séduit par sa sécurité active et passive, son confort, et l'agrément de l'ensemble moteur-boîte automatique. Elle pèche par son prix, ses consommations en hausse et de très nombreuses options.
Techniquement, c'est une transmission intégrale permanente, disponible en 4 portes ou en break, 5 places, longue de 4,82 m, large de 1,80 m et haute de 1,45 m, pour un coffre de 500 litres (600 en break) et un réservoir de 80 litres (70 en break). Les moteurs essence 6 cylindres de 2 799 et 3 199 cm³ développent 204 et 224 ch, le V8 de 4 266 cm³ développant 279 ch.
Sur ce segment, la Classe E 4Matic affronte l'Audi A6 Quattro, elle aussi très bien finie, proposée avec la transmission intégrale Quattro dès le moteur 4 cylindres 1.8 turbo de 150 ch (10 CV) — on peut aussi opter pour les V6 2.4 (165 ch), 2.8 (193 ch) et 2.7 turbo (230 ch), ou le V6 TDI (150 ch), avec au choix une boîte manuelle ou automatique. Elle croise aussi la Volkswagen Passat 4Motion qui, avec ses 4,67 m de long, n'appartient pas tout à fait à la même catégorie que la Classe E, mais est elle aussi proposée avec une transmission Quattro, au choix entre deux V6 : le 2.8 essence de 193 ch et le 2.5 TDI de 150 ch. Comme la Classe E et l'A6, la Passat existe en break.