BMW M240i : pour un maximum de sensation
La nouvelle BMW Série 2 est visuellement unique en son genre. Bien que dans la continuité directe de sa devancière, avec des lignes de coupé tout ce qu’il y a de plus pures, le retour à la plate-forme CLAR des BMW Série 3, 4, 5 et 7 lui confère des étranges proportions. Aussi large qu’un coupé BMW Série 4 (1,84 m), elle s’affiche avec 22 cm de moins (4,55 m), d’où un habitacle décentré vers l’arrière, des hanches musclées et un capot allongé. Ces coups de crayon la rendent trapue et lui donnent une vraie présence sur la route bien que la calandre ait abandonné ses grands naseaux et la double signature lumineuse propre à la marque.
Cette dernière option n’est pas une surprise, dès lors que ce présent modèle s’inspire directement de la BMW 2002.
Si l’extérieur est donc un savant mélange des genres, l’intérieur est identique à celui d’une BMW Série 3 avec la présence de généreux écrans, d’un multimédia connecté et de tout le nécessaire indispensable.
Vite connecté
Bien calé dans un siège baquet au ras du macadam, il est temps de passer aux choses sérieuses. Malgré une masse considérable, l’efficacité du 6-cylindres servi par une boîte ZF8 onctueuse est sidérante et l’agrément distillé tout simplement immense. Plus que par sa puissance ou son couple généreux cette mécanique enthousiasme par sa sonorité et son tempérament réjouissants.

Pour arriver à ce résultat, BMW a pioché dans ses meilleurs éléments à commencer par la sacro-sainte propulsion encadrée par la transmission intégrale xDrive ainsi qu’un différentiel à glissement limité. Avec 374 ch sous le pied et afin de profiter du caractère joueur du véhicule, ce choix est forcément judicieux !
Car le noble 3 litres à six cylindres, architecture mécanique chère à BMW, développant 500 Nm de couple affiche une belle linéarité dans ses montées en puissance, garantissant des reprises musclées sur toutes les plages de régime. Il ne lui faut que 4’’3 s pour atteindre les 100 km/h et peu longtemps pour se sentir parfaitement connecté à la voiture.
Elle aime en découdre
Chaque poussée un peu forte sur la pédale de droite est transmise au sol de manière très efficace, avec ce sentiment de réactivité et de précision qui participe à la facilité de prise en main grâce à un contrôle de stabilité (ESP) qui permet de petits plaisirs de conduite.
Dans un univers automobile de plus en plus policé, ce caractère entier est vraiment rafraîchissant. D’ailleurs pour tester cette M Performance, BMW a eu l’excellente idée de nous glisser dans l’une des étapes du Tour de France auto, en configuration voiture ouvreuse donc autorisée à disputer les spéciales chronométrées. Le terrain de jeu idéal pour cette monte qui ne demande qu’à en découdre.
À bord et principalement derrière le volant, tout est mis en œuvre pour que le conducteur se sente à son aise (siège baquet au maintien idéal, ergonomie bien pensée et ambiance sportive), alors que les grandes tailles (à partir de 1,75 m) en raison d’une garde au toit fuyante propre à la ligne de coupé seront gênées. Un détail, on en convient.
Voies larges, différentiel arrière électronique, suspension pilotée, amortissement progressif, direction variable, cette M240i amusante, performante et utilisable au quotidien délivre un plaisir bien réel, même si les 60.000€ réclamés n’ont rien de bradé.
Points forts
Points faibles
- Transmission : aux quatre roues
- Boîte : automatique 8 rapports
- Consommation mixte WLTP : 8,1 l/100 km
- Rejets CO2 : 185 g/km
- Longueur : 4.55 m
- Largeur : 1.84 m
- Hauteur : 1.40 m
- Empattement : 2.69 m
- Volume du coffre : 390 l
- Poids à vide : 1 765 kg
- Réservoir : 52 l
- Moteur : essence, 6 cylindres 3.0 turbo
- Cylindrée : 2 998 cm3
- Puissance et couple : 374 ch – 500 Nm
- 0 à 100 km/h : 4’’3
- Vitesse maximale : 250 km/h
- A partir de 59 990 €
- Malus 2022 : 9 550 €


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