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Essais

Essai et avis Alfa Romeo Giulietta Quadrifoglio Verde

Avec le trèfle à quatre feuilles et son 1750 TBi de 235 ch, la Giulietta Quadrifoglio Verde incarne le porte-drapeau sportif d'Alfa Romeo. Un comportement routier convaincant, gâché par un prix élevé et un ordinateur de bord peu lisible.

Ambiance sportive avec l’Alfa Giulietta

En adossant pour la première fois à sa Giulietta le prestigieux trèfle à quatre feuilles vert, symbole de la sportivité selon Alfa Romeo depuis 1923, le nouveau porte-drapeau du constructeur italien se pare d'atouts décisifs. Outre de nouvelles lignes, la Giulietta inaugure l'architecture compacte du groupe Fiat, avec des suspensions et une structure plus rigides et plus résistantes. Si les retouches stylistiques apportent une dimension sportive supplémentaire à cette version haut de gamme, c'est bien évidemment sous le capot que se passent les meilleures choses.

Digne descendante du fleuron de la marque au Biscione, cette berline compacte ne décevra pas les « alfistes » : la Quadrifoglio Verde se distingue par la tonalité ravageuse de son bloc 4 cylindres turbo essence 1750 TBi, déjà vu très récemment sous les capots des 159, Spider et Brera, une motorisation développant 235 chevaux vitaminés prêts à répondre à la moindre caresse de la pédale de droite (vitesse de pointe de 242 km/h). La « QV » intègre également le châssis abaissé de 10 mm, des jantes de 17 pouces, des étriers de freins rouges et le pack sport dans l'habitacle.

Regard de braise, profil de coupé, croupe joliment courbée et technologies d'avant-garde (injection directe, double variateur de phase continu, turbo, ainsi que le système Scavenging qui maximise le couple à bas régime), cette bête de scène n'offre toutefois pas le tempérament hyper-rageur que l'on est en droit d'attendre, sauf en jouant avec une molette sur la planche de bord (système DNA) permettant de personnaliser le comportement de la voiture. Ce n'est qu'une fois en mode Dynamic que la compacte italienne dévoile son véritable potentiel, celui d'une sportive civilisée. Réponse à l'accélérateur plus rapide, commande de boîte plus ferme : difficile alors de rester raisonnable !

Notre avis sur l'Alfa Romeo Giulietta

Points forts

  • Un style agressif
  • L'extérieur comme à l'intérieur
  • Un bon compromis entre dynamisme et confort
  • Et un comportement routier convaincant

Points faibles

  • Une carrosserie très exposée
  • Un prix élevé
  • Un ordinateur de bord illisible

Côté fiche technique, le couple culmine à 340 Nm à 1 900 tr/min en mode Dynamic, associé à une boîte mécanique à 6 rapports. La consommation mixte s'établit à 7,6 l/100 km (10,8 l/100 km en urbain, 5,8 l/100 km en extra-urbain). La compacte mesure 4,35 m de long, 1,80 m de large et 1,46 m de haut, pour un empattement de 2,63 m, un poids de 1 365 kg, un coffre de 350 litres et des émissions de CO2 de 177 g/km (malus de 750 €). Son moteur est un 4 cylindres essence à injection directe de 1 742 cm3.

L'Alfa Romeo Giulietta face à ses concurrentes

Face à elle, la Volkswagen Scirocco R, à partir de 35 990 €, reprend une vieille connaissance sous son capot : le 2.0 TSI inauguré par l'Audi S3, qui bénéficie ici de quelques innovations (turbo et injection directe) portant sa puissance à 265 chevaux, pour une sonorité rauque qui est un vrai régal pour le conducteur. La Renault Mégane RS, également à partir de 35 990 €, voit son 4 cylindres 2.0 suralimenté, retravaillé par les motoristes du Losange, passer à 250 chevaux pour un couple de 340 Nm à 3 000 tr/min, suffisant pour affronter la concurrence, même s'il manque un peu de piquant : dans cette configuration, seuls les hauts régimes sont vraiment gratifiants.

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