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Essais

Essai et avis Peugeot 307 HDI

Avec son HDI 1.4 de 68 ch, ultra-léger grâce à l'aluminium et aux composites, la Peugeot 307 déjoue les pronostics : malgré un poids plus élevé que la 206, elle gagne en confort et en silence sans rien perdre en performances.

307 HDI 1.4

Avec son moderne dCi 1.5 de 65 ch, Renault a tué les vieux diesels, paresseux et bruyants, qui motorisaient encore les bas de gamme. Sa brillante Clio dCi n'est pas restée seule longtemps : Peugeot a contre-attaqué avec un HDI 1.4 de 68 ch, Toyota avec un 1.4 de 75 ch. Tout d'un coup, on a changé de siècle, avec des diesels brillants, silencieux et toujours économiques.

Réalisé en commun avec Ford, le HDI 1.4 équipe déjà les 206 et 307 ; la nouvelle Fiesta le recevra en mai 2002. S'il n'a que 8 soupapes et un simple turbo allégé, son poids plume de 98 kilos, merci l'aluminium et les composites, et son injection directe common rail de 2e génération lui offrent des performances exceptionnelles. Sur la plus lourde 307 XR (1 235 kilos), on l'imaginait un peu juste, en tout cas moins à l'aise que sur la 206. Il n'en est rien : le poids, c'est plus de confort et de silence, et la 307 HDI 1.4 le confirme.

Des rapports raccourcis lui donnent même un réel punch sur les trois premiers rapports d'une boîte parfaite. Cela se gâte en 4e, et plus encore en 5e, où le moindre faux plat impose de rétrograder : la consommation n'est donc pas aussi bonne qu'on pourrait l'imaginer. L'astuce, c'est de conduire ce HDI comme un moteur essence, dans les tours, entre 3 000 et 4 000. Là, il montre toutes ses qualités, qui sont grandes. Rien ne sert de pousser les régimes, on ne gagne rien, mais on perd encore plus à descendre sous les 2 000 tr/min : il proteste, grogne, vibre et se plaint.

En revanche, son poids plume ne surcharge plus le train avant. On dispose d'une 307 légère, vive, aussi réactive qu'avec un moteur essence 1.6. Le tout fait de cette grosse moyenne une remarquable voiture de ville, d'une agilité surprenante vu son énorme habitabilité. Une bonne surprise, pas trop chère, vraiment intéressante par ses prestations et sa finition exemplaires.

Parmi ses points forts, on retient le bon rapport prix/prestations, l'habitabilité, le silence du moteur, l'agrément de conduite en ville comme sur route, et le comportement routier. On regrettera en revanche des performances un peu justes sur autoroute, et un moteur qui manque de puissance en dessous de 2 000 tr/min.

Sur le plan technique, il s'agit d'une traction, 3 et 5 portes, 5 places, longue de 4,2 m, large de 1,74 m et haute de 1,51 m, avec un coffre de 341 litres et un réservoir de 60 litres. Son moteur turbodiesel HDI 1.4, 4 CV, de 1 398 cm3, développe 68 ch pour un couple maxi de 160 Nm à 2 000 tr/min, associé à une boîte mécanique 5 rapports. La consommation mixte normalisée s'établit à 4,5 l/100 km, soit 120 grammes de CO2/km.

La Peugeot 307 face à ses concurrentes

Face à elle, la Ford Fiesta TDCi 1.4 (à partir de 12 000 €), qui ne sera vendue qu'en mars mais qu'on a déjà pu essayer, voit son moteur 1.4 turbodiesel common rail de 68 ch lui aller comme un gant, avec une boîte maniable et bien étagée ; la tenue de route est au diapason, le confort et le silence aussi, seul défaut, peu de puissance en dessous de 2 000 tr/min, le moteur renâclant si on l'y maintient trop longtemps. La Peugeot 206 HDI 1.4, au même tarif, avec des rapports plus longs, n'est ni plus vive en ville ni plus sobre que la plus grosse 307 ; assez chère face à la Clio dCi 1.5, elle séduit par son silence et son agrément de conduite, et grâce à ce diesel HDI 1.4 poids plume, on a l'impression d'être au volant d'une essence de plus forte cylindrée : c'est une petite révolution.

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