La couleur, facteur déterminant pour revendre sa voiture
Vous avez certainement remarqué à quel point la plupart des voitures d’aujourd’hui ont des teintes similaires, oscillant entre le blanc, le gris et le noir. Il y a derrière ce phénomène une logique de valeur résiduelle, et donc de prix au moment de la revente…
Comme chaque année, le groupe chimique allemand BASF rend son rapport sur les Les années 70 et leur cortège de jaune, de bleu, de vert et d’orange semblent bien loin.
Aujourd’hui en effet, ce sont les teintes neutres qui sont largement dominantes sur le marché. Dans le détail, les Européens plébiscitent surtout le blanc (27% des ventes 2024), le gris (22%) et le noir (20%). Pour le reste, et mis à part le bleu (9%), les couleurs sont encore sous représentées : 5% pour le rouge, 3% pour le vert, 2% pour le beige et 1% pour le jaune seulement.
On trouve des couleurs par petites teintes, sur les barres de toit, les rétroviseurs... A noter que les voitures électriques se pâment de teintes flashs plus voyantes comme la nouvelle R5.
La couleur impacte la valeur résiduelle et donc le prix de vente d'une voiture
Sommes-nous devenus un peuple triste, amoureux des teintes fades et insensible aux belles couleurs ? Non bien sûr. Cette tendance s’explique surtout par le fait que les acheteurs d’aujourd’hui acquièrent une voiture neuve ou une voiture d’occasion dans l’optique de la revendre quelques années plus tard.
Et l’on comprend aisément qu’une Clio blanche ou qu’une C3 grise attirera plus facilement les acheteurs qu’un modèle violet ou vert pomme. Pour les mêmes raisons, la valeur résiduelle se trouvera plus facilement conservée sur un modèle aux teintes neutres que colorées : c’est la promesse de ne pas avoir à brader sa voiture pour la revendre à l’avenir.