Marché auto octobre 2026 : le neuf repart, l’occasion cale
En octobre 2026, le neuf progresse de 7 % quand l’occasion recule de 7,2 %. Seul point commun aux deux marchés : l’électrique, qui capte 41,5 % des immatriculations neuves et signe un record historique en seconde main.
Selon AAA Data, 149 340 voitures particulières neuves ont été immatriculées en France en octobre 2026. C’est 7 % de plus qu’un an plus tôt, avec un jour ouvré de moins au calendrier (22 contre 23). Depuis janvier, le compteur affiche 1 384 282 unités, soit une hausse de 4 %.
Le moteur de cette reprise, ce sont les particuliers. Leurs immatriculations bondissent de 18 %, à 84 757 unités, et pèsent près de 57 % des volumes du mois. Les sociétés hors secteur automobile lèvent au contraire le pied (-12 %). Les formules de location, le leasing social élargi à la rentrée et les aides financées par les certificats d’économies d’énergie (CEE) ont rendu une partie de l’offre neuve plus abordable. Les immatriculations ne disent rien, en revanche, du pouvoir d’achat réel des ménages.
L’électrique frôle les 42 %
C’est le chiffre du mois : 61 958 voitures électriques immatriculées, soit 41,5 % du marché. Il y a un an, leur part tournait autour de 24 %. En volume, la progression atteint 81,7 %.
Les hybrides restent pourtant en tête, toutes technologies confondues, avec 65 925 immatriculations et environ 44 % du marché. La famille est hétérogène, puisqu’elle mêle micro-hybrides, hybrides classiques et hybrides rechargeables. Ces dernières progressent de 13 %, à 10 503 unités. Tous les acheteurs qui s’électrifient ne prennent donc pas le même chemin.
Plusieurs vents favorables expliquent l’accélération de l’électrique : des carburants chers, des aides à l’achat et une offre qui couvre désormais presque tous les segments. Reste à savoir si ce rythme survivra à quelques mois exceptionnels.
149 340 ou 155 125 : pourquoi deux chiffres pour le même mois ?
Selon la source consultée, le marché du neuf d’octobre 2026 affiche 149 340 ou 155 125 immatriculations. Mais, il faut faire la distinction !
Le premier, publié par AAA Data, compte les voitures réellement immatriculées dans le mois. Ce sont les données brutes, celles qui servent à calculer l’évolution sur un an et les parts de marché par énergie ou par marque.
Le second vient du service statistique du ministère de la Transition écologique (SDES). Il exclut les immatriculations provisoires et en transit temporaire, puis corrige les effets saisonniers et le nombre de jours ouvrés. Or octobre 2026 n’en comptait que 22, contre 23 un an plus tôt. Ramené à un mois « normal », le volume grimpe mécaniquement. Cette série corrigée sert surtout à comparer un mois au précédent, sans que le calendrier brouille la tendance.
Marché du neuf : les particuliers relancent la machine
Selon AAA Data, 149 340 voitures particulières neuves ont été immatriculées en France en octobre 2026. C’est 7 % de plus qu’un an plus tôt, avec un jour ouvré de moins au calendrier (22 contre 23). Depuis janvier, le compteur affiche 1 384 282 unités, soit une hausse de 4 %.
Le moteur de cette reprise, ce sont les particuliers. Leurs immatriculations bondissent de 18 %, à 84 757 unités, et pèsent près de 57 % des volumes du mois. Les sociétés hors secteur automobile lèvent au contraire le pied (-12 %). Les formules de location, le leasing social élargi à la rentrée et les aides financées par les certificats d’économies d’énergie (CEE) ont rendu une partie de l’offre neuve plus abordable. Les immatriculations ne disent rien, en revanche, du pouvoir d’achat réel des ménages.
L’électrique frôle les 42 %
C’est le chiffre du mois : 61 958 voitures électriques immatriculées, soit 41,5 % du marché. Il y a un an, leur part tournait autour de 24 %. En volume, la progression atteint 81,7 %.
Les hybrides restent pourtant en tête, toutes technologies confondues, avec 65 925 immatriculations et environ 44 % du marché. La famille est hétérogène, puisqu’elle mêle micro-hybrides, hybrides classiques et hybrides rechargeables. Ces dernières progressent de 13 %, à 10 503 unités. Tous les acheteurs qui s’électrifient ne prennent donc pas le même chemin.
Plusieurs vents favorables expliquent l’accélération de l’électrique : des carburants chers, des aides à l’achat et une offre qui couvre désormais presque tous les segments. Reste à savoir si ce rythme survivra à quelques mois exceptionnels.
Essence et diesel décrochent
L’essence perd 44 %, à 14 909 immatriculations. Le diesel s’effondre de 65 % et tombe à 2 034 unités, un volume devenu confidentiel. Ce recul tient aussi à l’offre : nombre de modèles autrefois vendus en thermique pur ne sont plus proposés qu’en hybride ou en électrique.
Le GPL fait de la résistance (+4 %, 4 514 unités). Il séduit les automobilistes qui veulent alléger leur budget carburant sans passer à la prise.
Constructeurs : Renault solide, les marques chinoises s’installent
Derrière la hausse globale, tous les constructeurs ne profitent pas de l’embellie de la même façon. Au niveau des groupes, Stellantis reste leader du marché français, tandis que Renault signe la meilleure performance des marques. Entre les deux, la poussée des marques chinoises commence à redistribuer les cartes, en particulier sur l’électrique.
Renault et Stellantis progressent, Dacia et Peugeot reculent
Avec 25 936 immatriculations (+4,2 %), Renault devance nettement Peugeot, en léger repli (-2 %, à 18 420 unités). Le losange a toutefois un point faible ce mois-ci : Dacia chute de 23,8 % et freine l’ensemble du groupe.
Stellantis avance de 2,8 %, à 36 901 immatriculations. Le groupe doit beaucoup à Citroën (+11,4 %) et à Fiat (+28,8 %), qui compensent le repli de Peugeot. Une marque et son groupe peuvent donc suivre des trajectoires opposées, selon l’âge des gammes et leur exposition à l’électrique.
Twingo et Renault 5, duo de tête de l’électrique
La Renault Twingo électrique prend la première place des électriques du mois avec 4 747 immatriculations. La Renault 5 E-Tech la suit de près, à 4 666 exemplaires. La Peugeot e-208, le Renault Scénic E-Tech et la Citroën ë-C3 complètent le peloton de tête. Les citadines mènent la danse, mais le Scénic prouve que l’électrique familial a aussi trouvé son public.
Les marques chinoises dépassent les 10 %
Les marques chinoises franchissent un cap avec 16 025 immatriculations, soit 10,7 % du marché d’octobre. BYD en est le fer de lance, avec 5 419 unités. Nouveaux SUV, dotations généreuses et prix agressifs : leur arrivée en force élargit le choix sur les modèles électrifiés et met la pression sur les marques installées. Des volumes élevés ne garantissent pas pour autant la rentabilité ni la durée.
Marché de l’occasion : moins de ventes, mais un record pour l’électrique
Changement d’ambiance du côté de la seconde main. Alors que le neuf accélère, l’occasion aligne un nouveau mois de repli, après un mois de septembre déjà orienté à la baisse. Une seule motorisation échappe à la tendance, et de loin : l’électrique.
448 986 transactions, en recul de 7,2 %
Le marché de la seconde main ne profite pas de l’embellie. AAA Data recense 448 986 transactions en octobre, soit 7,2 % de moins qu’un an plus tôt. Depuis janvier, le cumul s’établit à 4 317 499 transactions, en baisse de 4,5 %.
Le recul touche surtout les deux extrémités du marché. Les voitures d'occasion de moins d’un an chutent de 15,9 % et les véhicules de six à dix ans de 13 %. Deux mécanismes peuvent jouer. D’abord, les faibles volumes de neuf des années passées alimentent aujourd’hui moins de reventes. Ensuite, remises et financements sur certains modèles neufs réduisent l’écart avec les occasions récentes.
Record historique pour l’électrique d’occasion
À contre-courant, l’électrique d’occasion signe son meilleur mois : 27 961 changements de propriétaire, en hausse de 42,8 % sur un an. Le précédent record datait d’avril (26 092 transactions). Sa part de marché atteint 6,23 %. Le niveau reste modeste, mais il grimpe vite.
Deux éléments soutiennent cette dynamique. Les électriques vendues ces dernières années reviennent sur le marché, notamment au terme des contrats de location. Depuis le 1ᵉʳ septembre, une prime CEE est aussi accordée, sous conditions, pour l’achat ou la location d’une électrique d’occasion auprès d’un professionnel. Pour l’acheteur, cela signifie surtout plus de choix entre modèles, autonomies et technologies de batterie, sans que cela garantisse une baisse générale des prix.
Diesel et essence reculent, l’hybride progresse
Les thermiques dominent encore les annonces, mais leurs transactions fléchissent : -16,9 % pour le diesel, -8,7 % pour l’essence. Les hybrides tiennent mieux, et le full hybrid d’occasion progresse même de 18,7 %. L’électrification gagne la seconde main, sans effacer les besoins des conducteurs fidèles au thermique.
Acheter une voiture fin 2026 : ce que ces chiffres changent
Les statistiques d’immatriculation décrivent des tendances de fond, pas le bon choix pour chaque conducteur. Elles éclairent pourtant le contexte d’achat de cette fin d’année : aides à l’électrique, offres de financement plus agressives dans le neuf, offre d’occasion qui se transforme. Quelques repères avant de signer.
Neuf ou occasion récente : raisonner en coût total
Entre remises, financements avantageux et aides à l’achat, l’écart entre un modèle neuf et une occasion récente peut se resserrer. Le neuf n’est pas moins cher pour autant. Le bon calcul intègre le prix réellement payé, le coût du crédit, l’assurance, l’entretien et la décote. En location, une mensualité séduisante peut cacher un kilométrage plafonné et des frais de restitution salés.
Sources :
- AAA Data, bilan des immatriculations d’octobre 2026 (voitures particulières neuves et d’occasion), publié le 2 novembre 2026. Ce bilan fournit les volumes, les évolutions annuelles, les répartitions par énergie et les résultats par marque et par modèle.
- SDES (service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique), immatriculations de voitures particulières neuves en octobre 2026. Ses données sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables.
- Arrêté du 10 août 2026 créant la fiche CEE TRA-EQ-133, pour l’achat ou la location d’une voiture particulière électrique d’occasion. Il est en vigueur depuis le 1ᵉʳ septembre 2026.